Le ministère public près la Cour de répression
des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis, lundi à Cotonou,
une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende de deux millions de
francs CFA contre un gérant de point de transfert d’argent poursuivi pour «
incitation à la rébellion » et « escroquerie via internet ». Le prévenu est
présenté comme un proche de Kemi Seba.
Selon le parquet spécial, les investigations
ont permis d’identifier 47 transactions suspectes dans les archives de
l’accusé. Ces éléments, d’après l’accusation, suffiraient à établir son
implication dans des opérations financières liées à des réseaux de
cybercriminalité et à des activités connexes.
À la barre, lors d’une audience précédente, le
prévenu a rejeté les faits. Il a reconnu exercer des activités de commerce en
ligne et de transfert de devises, moyennant une commission de 5 %, tout en
affirmant ignorer l’identité réelle de certains clients. Concernant ses liens
avec Kemi Seba, il a déclaré n’avoir effectué que deux opérations pour son
compte en 2022.
La défense a plaidé la relaxe, invoquant
l’absence d’intention criminelle. Les avocats ont soutenu qu’aucune preuve ne
démontre que leur client avait connaissance d’activités illicites liées à ses
services. Ils ont également contesté tout lien probant entre le prévenu et les
faits d’incitation à la rébellion, demandant à la Cour de faire prévaloir le
doute.
Créée en 2018, la CRIET est spécialisée dans
la répression des infractions économiques, numériques et du terrorisme au
Bénin. Le verdict est attendu le 29 mai 2026.


Aucun commentaire pour le moment.