Téhéran renforce sa position stratégique dans le Golfe, accentuant les tensions avec les États-Unis et compliquant les efforts diplomatiques en cours.
L’Iran a déclaré, samedi 18 avril, reprendre « le strict contrôle » du détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle au commerce mondial d’hydrocarbures. Cette décision intervient en réaction directe au maintien du blocus américain sur les ports iraniens, annoncé la veille par le président américain Donald Trump. Téhéran revient ainsi sur sa décision précédente de rouvrir ce passage stratégique aux navires commerciaux.
De son côté, Donald Trump a affirmé que le blocus resterait en place tant qu’aucun accord de paix ne serait conclu avec l’Iran. Il a également évoqué la possibilité de ne pas prolonger le cessez-le-feu en cours, dont l’échéance est fixée à mercredi. Cette posture renforce l’incertitude autour des négociations diplomatiques en cours entre les deux pays.
Par ailleurs, le président américain a déclaré que l’uranium enrichi détenu par l’Iran pourrait être transféré vers les États-Unis, une affirmation rapidement rejetée par Téhéran, qui insiste sur le fait que ce matériel ne sera « transféré nulle part ».
Dans ce contexte déjà tendu, un cessez-le-feu annoncé le jeudi 16 avril au Liban est entré en vigueur le soir même, après une journée marquée par de violents affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Toutefois, selon l’armée libanaise, Israël aurait violé cet accord dès le lendemain en bombardant plusieurs localités du sud du pays.
Ces développements accentuent les tensions régionales et jettent une incertitude sur la stabilité du Moyen-Orient.


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