Le Parquet général près la Cour d’appel de Kankan a rendu public, ce mardi 30 juin 2026, un communiqué ferme relatif au trafic illicite de produits pétroliers et aux agissements de certains gérants de stations-service. Le document, signé par le procureur général Marwane Baldé, est adressé aux procureurs de la République et aux juges de paix relevant du ressort de la Cour d’appel de Kankan.
Dans cette note, le chef du parquet général dit avoir été informé de « la persistance et l’ampleur préoccupante du trafic illicite des produits pétroliers », notamment à travers le transport, le stockage et la commercialisation dans des conditions jugées dangereuses pour la population.
Le procureur général dénonce également l’implication présumée de certains acteurs du secteur pétrolier. Selon le communiqué, ces pratiques favoriseraient « l’approvisionnement des réseaux clandestins au préjudice de la population ».
Pour le Parquet général, ces faits ne relèvent pas de simples irrégularités commerciales. Ils constituent, selon le document, « des infractions pénales » susceptibles de troubler l’ordre public, de compromettre la sécurité collective et de porter atteinte à l’économie nationale.
En conséquence, Marwane Baldé instruit l’ouverture systématique d’enquêtes judiciaires pour tout fait lié au transport, au stockage, à la détention, à la vente ou à la distribution illicites de produits pétroliers. Il exige que les investigations s’étendent aux fournisseurs, transporteurs, intermédiaires, receleurs ainsi qu’aux gérants de stations-service dont les ou la négligence auraient facilité ces circuits frauduleux.
Le communiqué annonce aussi la saisie des produits pétroliers, véhicules et tout matériel ayant servi à la commission des infractions. « Il sera procédé à la saisie des produits pétroliers, véhicules ou tout autre matériel », précise le texte.
Une attention particulière sera accordée aux stations-service soupçonnées d’alimenter les trafiquants. Le Parquet général demande également une collaboration étroite entre la justice, la police, la gendarmerie, la douane, les autorités administratives et les services techniques compétents.
Enfin, les procureurs et juges de paix devront transmettre périodiquement des rapports détaillés sur les enquêtes ouvertes, les personnes interpellées, les quantités saisies et l’état d’avancement des poursuites. Le procureur général insiste sur une application « immédiate et rigoureuse » de ces instructions.


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