Dans une lettre ouverte au ton à la fois respectueux et critique, Anta Diop Savané interpelle le ministre des Affaires étrangères sur les difficultés que rencontreraient des ressortissants guinéens dans certaines représentations diplomatiques.
Après avoir salué sa récente élévation au grade de Commandeur dans l’Ordre National du Colatier, le jeune entrepreneur dit vouloir attirer son attention sur « quelques aventures moins galantes » vécues par des compatriotes à l’étranger.
Dans sa lettre, il affirme que des Guinéens en France et en Espagne peinent parfois à obtenir des services administratifs de base auprès de leurs ambassades et consulats. « Le voyageur guinéen (…) se heurte trop souvent à des portes closes ou à des oreilles frappées d’une surdité subite », écrit-il.
Il évoque également des appels sans réponse et des démarches bloquées, dénonçant « le silence des bureaux » et des « transactions fort peu académiques », une formule par laquelle il semble pointer des pratiques irrégulières.
Selon lui, ces difficultés éloignent les citoyens de l’État au lieu de les rapprocher de leurs institutions. « Là où l’État devrait offrir son égide, le citoyen rencontre la cupidité », écrit encore l’auteur, estimant que certains agents oublient leur mission de service public.
Anta Diop Savané appelle le ministre à agir pour réformer ces services. Il estime que cette distinction de Commandeur doit être aussi « une invitation à commander le redressement de ces institutions ».
Dans un autre passage, il insiste sur l’urgence d’améliorer le fonctionnement des consulats. « Le peuple souffre (…) par manque de service », écrit-il, avant de plaider pour « la célérité et la probité de nos consulats ».
À travers cette interpellation, le jeune entrepreneur demande une meilleure prise en charge des Guinéens vivant à l’étranger et appelle les autorités à restaurer la confiance entre citoyens et services diplomatiques.


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