Langue officielle en Guinée : "Choisir le sossokhui isolerait la
Guinée dans le cadre d'un ÉTAT FÉDÉRAL DE FARAFINA", alerte le
panafricaniste Mikhindé Daalindé Sankhon
Par Mikhindé Daalindé, panafricaniste
fédéraliste farafin
En tant que panafricain et fédéraliste farafin
de conviction, la question de la langue officielle en terre farafin de Guinée
ne peut se limiter à ses frontières actuelles. Elle engage l’avenir de notre
peuple dans le projet d’un État fédéral farafin.
S’il fallait choisir une seule langue comme
langue officielle sur la terre farafin de Guinée, je ne voudrais pas que ce
soit le sossokhui. Et je le dis en tant que Farafin dont la langue maternelle
est le soussou.
Pourquoi pas le sossokhui ?
Le sossokhui, malgré sa richesse et sa
légitimité historique, nous isolerait dans l’État fédéral. Son aire
linguistique reste largement circonscrite à la seule terre farafin de Guinée et
bien en deçà du nombre de locuteurs du maninkakan et du poular dans quelques «
pays » limitrophes : notamment en Sierra Leone et en Guinée-Bissau. L’ériger en
langue unique de l’État reviendrait à priver la terre farafin de Guinée de
cette chance d’intégration facile avec la population de beaucoup de « pays » de
la sous-région, comme le Sénégal en choisissant le wolof. Le wolof isolerait la
terre farafin du Sénégal dans le cadre d’un futur État fédéral, car il ne crée
pas de pont avec le Mali, le Burkina ou la Guinée.
Maninkakan ou poular : les langues de
l’intégration
À l’inverse, le maninkakan et le poular sont
des langues transfrontalières, véhiculaires, parlées par des dizaines de
millions de Farafins. Le maninkakan unit la Guinée, le Mali, la Côte d’Ivoire,
le Sénégal oriental, la Gambie et une partie du Burkina. Le poular relie la
Guinée, le Sénégal, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, jusqu’au
Cameroun.
Faire du maninkakan ou du poular la langue
officielle de la Guinée, ce n’est pas nier les autres langues. C’est choisir un
outil d’intégration stratégique. C’est préparer notre pays à fusionner sans se
dissoudre dans la future fédération farafin.
La politique linguistique est une politique
d’unité. Choisissons les langues qui ouvrent les frontières, pas celles qui les
ferment. La Guinée ne doit pas s’isoler. Elle doit montrer la voie.
Mikhindé Daalindé, leader panafricain
fédéraliste de la terre farafin de Guinée


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