Dans une prise de position publiée sur Facebook, Abdoulaye Chérif, présenté comme jeune analyste généraliste, relance le débat sensible sur la discipline des enfants à la maison et à l’école. L’auteur affirme être opposé à la violence, mais refuse d’assimiler, selon lui, l’usage encadré du fouet à une brutalité injustifiée.
« Je suis fondamentalement contre la violence, et je l’ai toujours dénoncée ici. Mais je refuse de confondre la violence avec l’autorité légitime », écrit-il, en distinguant les violences physiques graves, les coups gratuits, les objets dangereux, les violences conjugales ou les bagarres entre adultes de ce qu’il considère comme une méthode éducative.
Pour Abdoulaye Chérif, le fouet utilisé dans le cadre familial ou scolaire ne relèverait pas de la violence, mais de l’autorité éducative. « Le fouet utilisé à la maison pour redresser un enfant, ou en classe pour maintenir l’ordre et la discipline, je l’appelle autorité », soutient-il.
Dans sa tribune, l’analyste affirme que ses lectures, ses voyages et son ouverture au monde n’ont pas modifié sa position. Il estime que les modèles éducatifs varient selon les sociétés et qu’aucun système ne peut être présenté comme universel. « À chaque peuple son paradigme éducatif », écrit-il, ajoutant que chaque culture possède ses méthodes, avec leurs forces et leurs limites.
L’auteur compare notamment les réalités africaines à celles observées en Europe, où, selon lui, un enfant peut solliciter la police après une sanction physique infligée par ses parents. À l’inverse, il estime que, dans les sociétés locales, le fouet demeure un moyen rapide de rappeler un enfant à l’ordre lorsqu’il persiste dans l’indiscipline.
Abdoulaye Chérif dénonce également l’influence de nouvelles normes juridiques et sociétales qui, selon lui, placeraient désormais les parents et enseignants dans une position de faiblesse. « À la maison comme à l’école, l’enfant est en position de force. Les parents et les enseignants ont peur de sanctionner », affirme-t-il.
Selon lui, priver les adultes de cet outil disciplinaire, sans proposer une alternative crédible et adaptée aux réalités locales, pourrait fragiliser davantage l’autorité parentale et scolaire. Il plaide ainsi pour le maintien du fouet comme instrument d’accompagnement éducatif, tout en affirmant que son usage doit être distingué des actes de brutalité.
« Le discours moderne sur les droits de l’enfant, c’est bien. Mais en attendant de bâtir un modèle alternatif réellement adapté à nos réalités, le fouet doit rester un outil d’accompagnement de l’éducation », conclut-il.
Cette sortie, assumée et controversée, intervient dans un contexte où les questions liées aux droits de l’enfant, à l’autorité parentale et aux méthodes éducatives continuent de susciter de vifs débats dans les familles, les écoles et l’espace public.


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