Le village de Warang est plongé dans la
consternation après la découverte du corps sans vie de Marie Diouf, élève en
classe de CE2, retrouvée mardi dans un champ de manguiers proche de son
domicile. Selon les premiers éléments de l’enquête, la fillette aurait été
violée puis égorgée, avant que son corps ne soit dissimulé dans un trou
partiellement recouvert de briques et de gravats.

D’après plusieurs sources concordantes, les
faits remontent au lundi 11 mai. En début de soirée, l’enfant avait été envoyée
par sa mère, veuve depuis quelques mois, dans une boutique du quartier pour
effectuer des achats. Le commerçant a indiqué qu’elle avait quitté les lieux
peu après.
Ne la voyant pas revenir, sa mère a donné
l’alerte. Rapidement, des habitants du village se sont mobilisés pour tenter de
retrouver la fillette. Les recherches, menées toute la nuit, sont restées
vaines.
Le lendemain matin, les habitants ont repris
les fouilles dans un champ de manguiers où se trouvent plusieurs bâtiments
abandonnés. C’est dans l’une de ces constructions en ruine que le corps de
l’enfant a été découvert, dans des conditions particulièrement choquantes.
Alertés, les éléments de la Gendarmerie
nationale du Sénégal se sont rendus sur place pour effectuer les premières
constatations. Selon les premiers éléments, la victime aurait subi des
violences sexuelles avant d’être égorgée. Les
sapeurs-pompiers ont ensuite transféré le corps à la morgue de l’hôpital de
Grand Mbour pour autopsie.
Une enquête a été ouverte afin d’identifier et
d’interpeller l’auteur de ce crime. À ce stade, aucun suspect n’a été
officiellement annoncé.
Dans la localité, plusieurs habitants dénoncent
la présence de nombreuses parcelles inhabitées et de bâtiments abandonnés,
qu’ils jugent propices à l’insécurité. Ils appellent les autorités à renforcer
la surveillance pour éviter de nouveaux drames.


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