Des accusations de corruption visant le président américain Donald Trump ont émergé vendredi 15 mai, à la suite de la publication de documents détaillant d’importantes transactions boursières réalisées en son nom.

Selon ces documents rendus publics la veille, le volume total des opérations dépasse 200 millions de dollars, impliquant des géants économiques tels qu’Amazon, Apple, Microsoft ou encore Boeing.

La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a vivement réagi sur le réseau X, estimant que « la corruption du président est une catastrophe pour la sécurité nationale ». Elle pointe notamment des investissements dans Nvidia, entreprise de semi-conducteurs ayant bénéficié de décisions favorables de l’administration Trump, notamment l’autorisation de ventes vers la Chine, ce qui aurait temporairement soutenu son cours en Bourse.

Dans le même sens, le gouverneur de l’Illinois, JB Pritzker, a qualifié Donald Trump de « président le plus corrompu de l’histoire américaine ». L’ONG Citizens for Ethics a également accusé le milliardaire républicain de « profiter de la moindre occasion pour s’enrichir ».

Face à ces critiques, Eric Trump, fils aîné du président et co-dirigeant des affaires familiales, a rejeté ces accusations. Il affirme que les actifs sont gérés par des institutions financières via un fonds aveugle, garantissant l’absence d’intervention directe de la famille dans les décisions d’investissement. « Suggérer que des membres de la famille Trump décident d’acheter ou de vendre certaines actions serait un mensonge », a-t-il déclaré.

Cette polémique intervient alors que la fortune personnelle de Donald Trump continue de croître. Selon le magazine Forbes, elle était estimée à 6,5 milliards de dollars en mars, soit une hausse de 1,4 milliard en un an.

Ces révélations relancent le débat sur les conflits d’intérêts au sommet de l’État américain, dans un contexte politique déjà fortement polarisé, à l’approche des prochaines échéances électorales.