Les autorités de transition au Mali ont annoncé, vendredi soir, que plusieurs officiers de l’armée sont soupçonnés d’avoir coopéré avec des groupes armés et des mouvements séparatistes à l’origine d’une série d’attaques d’ampleur inédite depuis plus d’une décennie.

Selon un communiqué du procureur de la cour militaire de Bamako, lu à la télévision d’État, des « preuves solides » attesteraient de la « complicité de certains militaires », incluant des officiers en fonction ainsi que d’autres récemment radiés. Ces derniers auraient participé à la « planification, coordination et exécution » des opérations armées.

Ces révélations interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé.

Le communiqué du procureur évoque également l’implication de certaines figures politiques, dont Omar Mariko, un opposant malien actuellement en exil, sans toutefois préciser la nature exacte de leur rôle.

Ces développements soulignent les divisions internes et les défis sécuritaires persistants auxquels fait face le Mali.