En séjour à La Mecque dans le cadre du
pèlerinage du Hadj, l’écrivain Mory Camara Djonmasinilon a suscité des
réactions sur les réseaux sociaux après une publication consacrée à l’origine
des pigeons observés à Mosquée du Prophète, à Médine.
Dans un message publié le 15 mai 2026,
l’auteur, connu pour une production littéraire particulièrement abondante,
affirme que ces pigeons ne seraient pas liés à Fatima, contrairement à
certaines croyances populaires.
« Beaucoup de gens affirment que les pigeons
que l'on voit aujourd'hui à la Mosquée du Prophète sont les descendants de ceux
de Fatima, la fille du Prophète. Pourtant, voici la réalité des faits », écrit-il.
Selon lui, ces pigeons auraient plutôt une
origine liée à une période marquée par des pratiques esclavagistes visant des
pèlerins après le Hajj. Il affirme que certains voyageurs étaient capturés,
exploités et parfois mutilés par des individus malintentionnés.
Face à ces abus, explique-t-il, les autorités
de l’époque, notamment sous l’Empire ottoman, seraient intervenues pour
mettre fin à ces pratiques. « À partir d'aujourd'hui, l'esclavage est
terminé à La Mecque. Plus aucun pèlerin ne sera capturé ici pour être réduit en
esclavage », attribue-t-il aux dirigeants de l’époque.
Dans un geste symbolique, poursuit l’écrivain,
des pigeons auraient été libérés pour marquer cette décision. « De la même
manière que ces pigeons sont libérés aujourd'hui, tous les esclaves sont
désormais libres », aurait déclaré un responsable ottoman, selon ses
propos.
D’après Mory Camara Djonmasinilon, ces oiseaux
se seraient ensuite multipliés au fil du temps dans l’enceinte sacrée, où ils
sont protégés et non chassés, contribuant ainsi à leur présence massive autour
de la Mosquée du Prophète.
L’auteur insiste néanmoins sur le fait que
cette version diffère de la tradition populaire, affirmant que « ces pigeons
ne descendent en aucun cas de ceux de la fille du Prophète ».
Connu pour une production littéraire
particulièrement abondante, Mory Camara Djonmasinilon revendique la publication
de plus de 200 ouvrages en moins d’une décennie, certains dépassant les 1 400
pages. Une productivité qui suscite à la fois admiration et interrogations dans
les milieux culturels.


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