Une cérémonie d’initiation tribale en Afrique du Sud a causé la mort de 39 jeunes garçons et laissé des dizaines d’autres mutilés, relançant le débat sur les écoles de circoncision illégales et les conditions sanitaires de ces pratiques ancestrales.

Une cérémonie traditionnelle de circoncision a tourné au drame en Afrique du Sud, causant la mort de 39 jeunes garçons et de nombreux blessés, dont certains souffrent de mutilations graves. L’événement s’inscrit dans le cadre du rituel d’Ulwaluko, une pratique initiatique profondément enracinée chez le peuple Xhosa, marquant le passage de l’enfance à l’âge adulte.

Le ministère sud-africain de la Gouvernance et des Affaires traditionnelles, qui avait fixé l’objectif de zéro décès d’ici 2025 dans les écoles enregistrées, pointe du doigt les écoles illégales. Selon Sipho Mahlangu, vice-président de la Chambre nationale des chefs traditionnels, 80 % des décès et mutilations sont dus à ces établissements non agréés.

Ces écoles clandestines seraient actuellement au nombre de 429, et le gouvernement s’est engagé à réduire ce chiffre de moitié d’ici à 2029. Les autorités ont également entamé la fermeture de ces structures illégales et appelé à une régulation plus stricte.

La principale cause des décès est la déshydratation sévère, les jeunes initiés étant souvent privés d’eau pour éviter d’uriner après la circoncision, une pratique dangereuse encouragée par certains encadreurs traditionnels.

En 2024 déjà, onze cas d’amputation de pénis avaient été signalés, après des interventions effectuées à l’aide de lames de rasoir rouillées ou de vieilles lances, utilisées par des « chirurgiens » non qualifiés.

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