À l’instar des autres pays musulmans, la Guinée a célébré l’Aïd El-Fitr marquant la fin du mois sacré de Ramadan. Dans la préfecture de Siguiri, environ 150 places de prière ont été aménagées à travers la commune urbaine pour permettre aux fidèles d’accomplir la prière dans de bonnes conditions.
À la Place des Martyrs, principale aire de prière, les autorités préfectorales et communales ont prié aux côtés du grand imam, El hadj Haroune Doumbouya, également secrétaire préfectoral des affaires religieuses. Dans son sermon, il a invité les fidèles musulmans à préserver les acquis spirituels du mois de Ramadan.

« Aujourd’hui est un grand jour marquant la fin d’un mois de pénitence. Cette fête coïncide également avec un vendredi, jour béni pour les musulmans. Nous rendons grâce à Dieu. J’appelle les fidèles à préserver les liens de parenté, à cultiver la paix, car aucun développement n’est possible sans la paix. N’oubliez jamais vos parents, ils sont la source de notre existence. Continuez sur les bonnes pratiques adoptées durant le Ramadan », a-t-il prêché.
De son côté, Souleymane Koïta, président de la délégation spéciale de Siguiri, a exhorté la population à renforcer la cohésion sociale.
« Nous avons célébré cette fête dans l’allégresse avec nos frères et sœurs. Durant ce mois de pénitence, nous avons prié pour notre pays. Nous remercions le président de la République pour les efforts en faveur de la paix à Siguiri. Nous invitons la population à vivre dans la paix et la cohésion sociale. Nous ne souhaitons pas qu’après cette fête, certains s’engagent dans la consommation de drogue, d’alcool ou dans le banditisme. Bonne fête à tous les fidèles musulmans ainsi qu’aux chrétiens qui poursuivent le carême », a-t-il déclaré.

Le préfet de Siguiri, Seny Silver Camara, a également insisté sur la nécessité de préserver la paix et le vivre-ensemble.
« Mon premier message est la paix à Siguiri. Le deuxième, c’est l’acceptation du vivre-ensemble. Le troisième, c’est le pardon. Tout ce qui s’est passé doit être laissé derrière nous. On ne peut pas construire Siguiri dans la division. Soyons unis. Le gouvernement a pris des mesures concernant certains problèmes, notamment l’affaire des machines. À présent, il revient à la population de consolider la paix », a-t-il souligné.

Pour sa part, Amadou Papa Fofana, conseiller spécial du président de la République, a rappelé les ambitions du chef de l’État pour la localité, notamment sous la conduite du général Mamadi Doumbouya.
« C’est une grande fierté pour moi de célébrer cette fête avec mes frères et sœurs à Siguiri. Il est essentiel de continuer à cultiver la paix et à œuvrer pour le développement de notre préfecture. La paix est une condition indispensable pour avancer. Le président de la République accorde une attention particulière à Siguiri, et nous travaillons à concrétiser cette vision », a-t-il indiqué.
Cette célébration de l’Aïd El-Fitr à Siguiri a ainsi été marquée par des messages forts en faveur de la paix, de l’unité et du développement local.
Par Ibrahima Kaman Faraba CAMARA, depuis Siguiri pour silabosoona.com


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