Les premières épreuves du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session 2026, ont été officiellement lancées ce lundi 22 juin au lycée-collège Marien Ngouabi de Kankan. Le coup d’envoi a été donné par le gouverneur de la région, le colonel Aly Badara Camara, en présence du préfet de Kankan, le colonel Mohamed Gnang, des autorités éducatives régionales et préfectorales, ainsi que du superviseur préfectoral des examens nationaux.

Avant l’ouverture des enveloppes contenant les sujets, les autorités ont adressé des messages d’encouragement aux candidats, tout en rappelant les consignes de rigueur, de discipline et de tolérance zéro qui doivent accompagner le déroulement des examens.

Interrogé après le lancement, le préfet de Kankan, le colonel Mohamed Gnang, a salué le climat observé dans le centre. « Nous avons vu que le calme est olympien. Les enfants se sont bien préparés, ils sont motivés et ils ont le courage d’affronter les premières épreuves », a-t-il déclaré.

Le préfet est surtout revenu sur le message fort adressé aux candidats et aux surveillants. Selon lui, le gouverneur Aly Badara Camara a clairement rappelé le principe de la tolérance zéro pendant ces examens. « Au candidat, le gouverneur a bien dit que c’est la tolérance zéro, que tout le monde doit mériter ce qu’il aura, parce que c’est la valeur intrinsèque qu’on cherche à qualifier, au nom du quantifié. Il a dit qu’aucun autre effort extra, hors de l’effort que chacun doit fournir, ne sera considéré », a indiqué le colonel Mohamed Gnang.

Il a également précisé que ce message s’adresse aussi aux surveillants, appelés à faire preuve de conscience, de morale et de responsabilité, afin que les épreuves se déroulent dans de bonnes conditions.

Du côté des services éducatifs, l’Inspecteur régional de l’éducation de Kankan, Moussa Keïta, a présenté les statistiques de cette session. Selon lui, la région de Kankan compte cette année 14 963 candidats inscrits, dont 5 122 filles, répartis dans 64 centres pour le profil enseignement général.

Moussa Keïta a également rassuré sur les dispositions prises pour garantir la crédibilité des épreuves. « Le dispositif régional est opérationnel, conformément aux directives de monsieur le ministre. Il s’agit notamment de la sécurisation des épreuves, de la sensibilisation des acteurs et de la tolérance zéro contre toute tentative de fraude », a-t-il expliqué.

À la question de savoir si des anomalies avaient été signalées dans la région, l’IRE s’est montré rassurant. « À l’instant T, nous n’avons reçu aucun problème venant des différentes préfectures de la région. Tous les DPE contactés nous ont rassurés que tout se passe bien », a-t-il indiqué.

Concernant l’achèvement des programmes scolaires, Moussa Keïta a précisé que les niveaux d’exécution se situent entre 90 % et 99 %, selon les localités. Pour lui, aucun obstacle majeur ne se pose donc sur ce plan.

Pour sa part, Kaba Aboubacar, superviseur préfectoral des examens nationaux à la DPE de Kankan, a souligné l’implication des autorités depuis le début du processus. « Depuis le début, les autorités sont impliquées à tous les niveaux. Nous n’avons enregistré aucun incident majeur ni aucune fausse note pour l’instant », a-t-il affirmé.

Il a toutefois appelé à maintenir la vigilance durant toute la période des examens. « Même s’il n’y a pas eu d’incident ou de cas de fraude avéré, nous ne baissons pas la garde. Nous allons continuer à défendre l’intérêt de la République », a-t-il insisté.

Selon lui, la particularité de cette année réside surtout dans le renforcement des dispositions de surveillance. « C’est le même brevet, mais les dispositions ont été renforcées. Deux surveillants restent dans chaque salle, avec des consignes très précises », a-t-il expliqué.

À Kankan, cette première journée du BEPC 2026 a donc démarré dans un climat jugé calme et satisfaisant par les autorités. Les responsables éducatifs promettent de poursuivre les efforts afin de garantir des examens crédibles, sécurisés et acceptables.