L’ancien président nigérian Muhammadu Buhari a été inhumé ce mardi dans sa ville natale de Daura, dans l’État de Katsina, au nord du pays. Sa disparition, annoncée dimanche par la présidence, est survenue à Londres à 16h30, des suites d’une longue maladie. Selon plusieurs sources proches du dossier, il aurait succombé à une leucémie.
La dépouille de l’ancien chef d’État a été rapatriée du Royaume-Uni par un avion de l’armée de l’air nigériane, accompagnée du vice-président Kashim Shettima, du chef de cabinet du président Femi Gbajabiamila, ainsi que d’autres hauts responsables gouvernementaux. À son arrivée à Katsina, elle a été escortée sous haute sécurité : véhicules blindés, agents du DSS (Service de sécurité de l’État) et soldats lourdement armés ont été déployés sur les principaux axes menant à Daura.
La prière funéraire islamique (salat al-janazah) a été dite à 16h50 avant l’inhumation, conformément aux rites musulmans. Le président Bola Ahmed Tinubu, accompagné de la Première dame, la sénatrice Remi Tinubu, et du président du Sénat Godswill Akpabio, a assisté aux obsèques. D’anciens et actuels responsables politiques, notamment Atiku Abubakar, ex-vice-président et figure majeure de l’opposition, étaient également présents.
« Je viens d’arriver à Daura pour l’enterrement de l’ancien président Muhammadu Buhari », a indiqué Atiku sur le réseau social X.
La cérémonie a aussi attiré des délégations étrangères, dont une venue de la République du Niger, mettant en évidence l’influence régionale de Buhari durant ses années au pouvoir. En parallèle, les hôtels de Katsina étaient complets depuis lundi, preuve de l’afflux massif de diplomates, de militaires et de figures politiques.


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