À la veille du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, la Confédération africaine de football a annoncé une hausse historique de la prime destinée au vainqueur. Une décision qui illustre l’essor économique du football africain et rehausse encore les enjeux sportifs du tournoi.

La Coupe d’Afrique des Nations 2025 démarre ce dimanche soir à Rabat, avec une affiche inaugurale entre le Maroc et les Comores au stade Prince Moulay Abdellah. À quelques heures de ce premier coup de sifflet, le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a levé le voile sur plusieurs annonces majeures lors d’une conférence de presse très attendue.

Parmi elles, une décision structurante pour l’avenir du football continental : à partir de 2028, la CAN se jouera désormais tous les quatre ans. Ce changement ouvrira la voie à une nouvelle compétition, la Ligue des nations africaine, prévue tous les deux ans dès 2029, avec l’ambition de densifier le calendrier et de renforcer la compétitivité des sélections.

Mais c’est surtout l’annonce financière qui a retenu l’attention. Le vainqueur de cette 35e édition de la CAN percevra une prime de 10 millions de dollars, contre 7 millions lors de la précédente édition. Une augmentation de près de 43 %, jamais atteinte jusque-là dans l’histoire de la compétition. « Nous avons mis en place un cadre véritablement enthousiasmant pour le football africain », a expliqué Patrice Motsepe, rappelant que la prime du champion était inférieure à 5 millions de dollars il y a encore quelques années.

Cette revalorisation est rendue possible par des revenus records générés par la billetterie et les droits de diffusion télévisée, signe de l’attractivité croissante de la CAN sur le continent et au-delà. Une dynamique économique qui, selon la CAF, doit bénéficier directement aux fédérations et aux joueurs.

Sur le plan sportif, le Maroc apparaît comme le principal favori à sa propre succession continentale. D’après les projections de Opta, les Lions de l’Atlas disposent de 19,1 % de chances de remporter le trophée. Ils devancent l’Égypte, le Sénégal, l’Algérie, le Nigeria, la Tunisie et les tenants du titre ivoiriens, dans une compétition qui s’annonce plus ouverte que jamais.

Par silabosoona.com