Le président russe Vladimir Poutine est attendu en Chine la semaine prochaine pour une visite d’une journée, selon des informations rapportées vendredi par le South China Morning Post. Ce déplacement, prévu le 20 mai selon des sources citées par le journal, interviendrait peu après la visite officielle du président américain Donald Trump à Pékin.

Ni les autorités chinoises ni le Kremlin n’ont, pour l’heure, confirmé officiellement la date de cette visite. Toutefois, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que les préparatifs étaient « presque finalisés », évoquant une annonce imminente.

Cette visite s’inscrirait dans le cadre des échanges réguliers entre Moscou et Pékin, sans protocole exceptionnel attendu. Elle marquerait néanmoins un fait notable : la Chine aurait accueilli, en l’espace de quelques semaines, les dirigeants de plusieurs grandes puissances mondiales.

Quelques jours auparavant, Donald Trump avait achevé une visite de trois jours en Chine, au cours de laquelle il s’est entretenu avec le président chinois Xi Jinping. Les discussions ont porté sur des dossiers sensibles, notamment le commerce, Taïwan et les tensions au Moyen-Orient.

Du côté russe, Vladimir Poutine devrait aborder lors de son déplacement l’ensemble des relations bilatérales avec la Chine, qualifiées de « partenariat stratégique privilégié ». Selon le Kremlin, les échanges économiques entre les deux pays dépassent régulièrement les 200 milliards de dollars.

Les questions internationales figureront également à l’ordre du jour, dans un contexte géopolitique marqué par des rivalités accrues entre grandes puissances.

La diplomatie chinoise a, de son côté, confirmé que des discussions étaient en cours pour organiser cette rencontre, sans fournir davantage de détails pour l’instant.

Si elle se confirme, cette visite ferait de la Chine le premier pays à accueillir, en quelques mois, les dirigeants des quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, après les visites d’Emmanuel Macron en décembre et de Keir Starmer en janvier.