Abidjan, 2 juin 2026 — Le tribunal a rendu, ce mardi, sa décision dans l’affaire visant Stéphane Agbré, plus connu sous le nom d’Apoutchou National, et son coaccusé Lionel Akobé, alias Lionel PCS. Les deux hommes ont été condamnés à des peines de prison ferme, assorties de lourdes sanctions financières et de plusieurs mesures complémentaires.

Apoutchou National a été condamné à trois ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 264 millions de FCFA — soit environ 4 170 735 000 GNF, selon le taux indicatif XE du jour. Lionel PCS, lui, écope de cinq ans de prison ferme et de la même amende de 264 millions de FCFA.

Au-delà des peines principales, la justice a ordonné la confiscation de plusieurs biens appartenant aux deux condamnés. Pour Lionel PCS, trois véhicules de luxe ont été saisis puis vendus par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (Agrac). Ses comptes bancaires créditeurs ont également été confisqués.

Le tribunal l’a aussi condamné à verser 100 millions de FCFA à l’État de Côte d’Ivoire et 100 millions de FCFA à la Lonaci, soit environ 1 579 824 000 GNF pour chacun de ces montants.

Concernant Stéphane Agbré, plusieurs avoirs ont été saisis, notamment deux comptes bancaires ainsi que des biens immobiliers. Il s’agit, entre autres, de deux terrains situés à Bingerville, d’un terrain à Anyama et d’un autre à Agboville. Lui aussi devra verser 100 millions de FCFA à l’État de Côte d’Ivoire et 100 millions de FCFA à la Lonaci.

Des peines complémentaires prononcées

Les deux condamnés sont également frappés d’une interdiction de sortie du territoire national pour une durée de trois ans. Durant cette période, ils seront privés de leurs droits civiques et politiques.

La décision leur interdit aussi, pendant six ans, d’émettre des chèques, d’exercer les fonctions de gérant ou de directeur, ainsi que d’utiliser des cartes de crédit.

Selon les informations recueillies à l’audience, les prévenus ont fait savoir qu’ils n’étaient pas en accord avec la décision rendue, laissant ouverte la possibilité d’une procédure d’appel.