Un avion de transport militaire turc s’est écrasé mardi 11 novembre 2025 dans l’est de la Géorgie, faisant 20 morts. L’accident, survenu en plein vol entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, relance le débat sur l’utilisation d’appareils vieillissants dans l’armée turque.
Un drame a frappé les forces armées turques. Le C-130 Hercules, un avion de transport militaire américain datant de plus d’un demi-siècle, s’est abîmé dans la région de Sighnaghi, en Géorgie, après avoir quitté la ville de Ganja, en Azerbaïdjan. Selon les autorités locales, aucune alerte n’a été envoyée avant le crash.
Des témoins affirment avoir vu l’appareil tourner sur lui-même en laissant une épaisse traînée de fumée avant de s’enflammer violemment au moment de l’impact.
Le ministère turc de la Défense a confirmé le décès des vingt militaires à bord et annoncé l’ouverture d’une enquête officielle pour déterminer les causes précises de l’accident.
« Tous les membres de l’équipage sont morts en service. Ce sont des martyrs de la nation », a déclaré le président Recep Tayyip Erdoğan, qui a exprimé sa « profonde tristesse » et présenté ses condoléances aux familles.
Des messages de sympathie ont afflué de la part de l’OTAN et des États-Unis, notamment du secrétaire général Mark Rutte et de l’ambassadeur américain à Ankara, Tom Barrack.
Un appareil vieux de 57 ans
L’avion accidenté, fabriqué il y a 57 ans, avait d’abord servi dans la Royal Saudi Air Force avant d’être transféré à la Turquie. Considéré comme fiable mais dépassé, il effectuait régulièrement des missions logistiques entre la Turquie et ses alliés régionaux.
Ce crash est le plus meurtrier pour l’armée turque depuis 2020.
Une armée en modernisation, mais encore vulnérable
Depuis une décennie, la Turquie a engagé une modernisation accélérée de son armée, misant sur la production locale d’équipements de pointe : drones Bayraktar, blindés Aselsan, missiles Roketsan. Ces innovations ont fait du pays un acteur majeur dans le commerce d’armement, exportant désormais vers plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient.
Cependant, malgré cette montée en puissance, une partie de la flotte aérienne turque repose encore sur des appareils anciens, hérités des alliances passées. Le C-130 détruit à Sighnaghi symbolise ce mélange de modernité et de vétusté au sein des forces turques.
Ce drame rappelle la nécessité d’un renouvellement rapide des moyens matériels pour éviter d’autres tragédies et consolider l’ambition d’une Turquie autonome sur le plan technologique et militaire.
silabosoona.com


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