Le Venezuela continue de compter ses morts après le double séisme du
24 juin, dont le bilan est désormais estimé à 1 450 décès,
avec des dizaines de milliers de personnes toujours portées disparues. Les deux
secousses, de magnitude 7,2 et 7,5, ont particulièrement
frappé La Guaira, au nord de Caracas, où le complexe Urbanismo
Hugo Chávez, situé à Catia La Mar, a été lourdement détruit.
Jenny Contreras, 28 ans, son mari et leur fils de quatre ans dorment
désormais dans la rue. Ils vivaient dans l’un des immeubles du programme de
logements lancé sous Hugo Chávez. « La plupart des immeubles situés aux
extrémités du complexe se sont tous effondrés », témoigne-t-elle.
Selon les autorités, 189 bâtiments se sont totalement effondrés,
principalement à Caracas et La Guaira, tandis que des centaines d’autres sont
fragilisés.
Des habitants évoquent aussi des explosions de bouteilles de gaz après les
secousses. « Il est certain que tout le lotissement sera déclaré
inhabitable », affirme une résidente, redoutant la disparition
complète du site. L’Ordre des ingénieurs avait déjà alerté sur la vulnérabilité
de certains bâtiments de la Misión Vivienda, notamment sur les
fissures, les dommages structurels et le manque d’informations sur les études
de sol.
La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a annoncé la
création de camps provisoires et promis de nouveaux logements
« dans un délai très court ». Mais plusieurs sinistrés refusent l’idée d’être
entassés dans des refuges.
Le drame touche aussi le football : l’Argentin Lucas Trejo,
joueur du Maritimo, a perdu son épouse Yanina Maranella et
leurs enfants Aaron et Ainhoa, retrouvés morts dans les décombres
à Playa Grande.


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