Plus de 4 000 invités, parmi lesquels de hauts responsables américains, des militaires et plusieurs dirigeants d’entreprises, ont assisté aux combats organisés dans une arène temporaire installée sur la pelouse sud. Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, figurait notamment parmi les personnalités présentes, tandis que des milliers d’autres spectateurs suivaient la soirée sur des écrans géants depuis l’Ellipse, à proximité de la Maison-Blanche.
Donald Trump et le patron de l’UFC, Dana White, ont quitté ensemble le Bureau ovale avant de rejoindre le balcon de la Blue Room, d’où ils ont observé l’octogone surmonté d’une imposante structure métallique baptisée « The Claw ». L’hymne national a été accompagné d’un survol d’avions militaires, sous les acclamations du public.
Le président républicain a présenté l’événement comme l’un des temps forts des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, dont la commémoration officielle culminera le 4 juillet 2026. La soirée coïncidait également avec le Flag Day, journée consacrée au drapeau des États-Unis.
Face aux critiques suscitées par l’organisation d’un spectacle sportif de cette ampleur au siège de la présidence, la porte-parole de la Maison-Blanche, Allison Schuster, a défendu une manifestation appelée, selon elle, à devenir « l’une des soirées les plus divertissantes de l’histoire des États-Unis ». Elle a estimé que sa tenue à la « maison du peuple » constituait un hommage approprié à l’anniversaire national.
Un calendrier diplomatique adapté
L’événement a également pesé sur l’agenda international. La France avait décalé d’une journée l’ouverture du sommet du G7 à Évian-les-Bains afin de permettre à Donald Trump d’assister aux combats avant de rejoindre les autres dirigeants. Les discussions doivent notamment porter sur l’Iran, la guerre en Ukraine, l’intelligence artificielle et les déséquilibres économiques mondiaux.
Quelques heures avant le gala, Donald Trump avait salué un accord préliminaire entre Washington et Téhéran, présenté comme une première étape vers la fin du conflit. Le projet prévoit notamment la reprise des échanges commerciaux et la réouverture du détroit d’Ormuz, mais plusieurs questions diplomatiques et sécuritaires restent à négocier.
La journée a aussi été marquée par l’expulsion du combattant Sean Strickland du festival organisé sur l’Ellipse. Connu pour ses prises de position controversées, il avait pénétré dans un espace auquel il n’était pas invité avant d’être escorté par des agents de sécurité.
Le revers du Kennedy Center
Les festivités ont toutefois été précédées d’un revers judiciaire pour Donald Trump. Des ouvriers ont retiré son nom de la façade du Kennedy Center après qu’un juge fédéral eut estimé que le changement de dénomination de l’institution avait été effectué illégalement, sans l’autorisation du Congrès.
Cette célébration spectaculaire contraste avec celle de son prédécesseur, Joe Biden, qui avait également atteint l’âge de 80 ans pendant son mandat, mais sans organiser de manifestation publique d’une ampleur comparable.
Au-delà de l’anniversaire présidentiel, le gala illustre une nouvelle fois la manière dont Donald Trump associe pouvoir politique, divertissement populaire et mise en scène patriotique, au risque d’alimenter les interrogations sur la frontière entre fonction publique et intérêts privés.


Aucun commentaire pour le moment.