Des violences survenues pendant la grève de l’éducation ont visé plusieurs écoles privées à travers le pays, provoquant d’importants dégâts matériels, des blessés et la mort d’une élève. Face à cette situation, les promoteurs d’écoles privées exigent des garanties sécuritaires avant toute reprise des cours prévue le 5 janvier 2026.
La crise qui secoue le secteur éducatif en Guinée a pris une tournure dramatique. Ce vendredi 2 janvier 2026, à la Maison de la presse à Conakry, les associations des fondateurs et promoteurs des écoles privées ont tiré la sonnette d’alarme. Dans une déclaration conjointe, elles ont dénoncé des violences graves perpétrées contre plusieurs établissements scolaires privés durant la grève déclenchée par l’intersyndicale de l’éducation.
Selon l’Association des Fondateurs des Écoles Privées de Guinée (AFEP-GUI), l’Association Guinéenne des Écoles Privées (AGEP) et l’Association des Promoteurs des Écoles Privées (APEP), ces actes ont entraîné d’importants dégâts matériels, fait plusieurs blessés et surtout endeuillé la communauté éducative avec la mort de l’élève Kadiatou Soumah, inscrite au groupe scolaire La Haute Marée 2, dans le quartier Hamdallaye CBG.
Dans leur déclaration, les responsables des écoles privées ont exprimé leurs condoléances à la famille de la victime, à son établissement et à l’ensemble du système éducatif guinéen. Ils ont condamné avec fermeté ces violences, qualifiées d’« inadmissibles », rappelant que la destruction de biens publics ou privés et la perte de vies humaines constituent des infractions prévues et sanctionnées par le code pénal guinéen.
Les associations signataires interpellent directement l’État guinéen, l’appelant à assumer pleinement son rôle de protection des citoyens et des infrastructures éducatives. Elles exhortent également les syndicats de l’éducation, la Fédération Guinéenne des Parents d’Élèves, Étudiant(e)s et Ami(e)s de l’École (FEGUIPAE) et l’ensemble des acteurs sociaux à privilégier le dialogue afin d’éviter une compromission durable de l’année scolaire.
Face à l’insécurité persistante, les écoles privées préviennent qu’elles pourraient suspendre les cours si aucune mesure concrète n’est prise. Elles exigent des dispositions « immédiates, dissuasives et durables » avant la reprise des classes annoncée pour le 5 janvier 2026 sur toute l’étendue du territoire national, affirmant vouloir avant tout préserver la vie des élèves, des enseignants et l’intégrité des établissements.
Par silabosoona.com


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