Après avoir engagé des réformes structurantes
dans le secteur de la bauxite, le Chef de l'État poursuit sa stratégie de valorisation
locale des ressources minières, cette fois appliquée à l'or. La rencontre
du 19 juin a réuni les acteurs des secteurs aurifères industriel,
semi-industriel et artisanal, ainsi que les responsables des comptoirs d'achat
d'or, en présence de plusieurs hauts responsables de l'État, dont le Ministre
des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, et le Ministre Secrétaire
Général de la Présidence, le Général Amara Camara.

Face aux représentants du secteur, le
Président a délivré une orientation claire et définitive :
l'exportation de l'or brut appartient désormais au passé. La Guinée ne se
contentera plus d'être un simple fournisseur de matière première pour les
usines étrangères — l'or extrait du sous-sol guinéen sera désormais
transformé sur place, notamment au sein de la raffinerie Nimba Gold
Refinery, implantée à Gbessia Cité de l'Air.
Cette annonce s'inscrit dans la continuité
d'un engagement pris dès le 8 avril 2022, lorsque le Chef de l'État
avait déjà exigé des sociétés minières le respect de leurs engagements de
construction d'unités de transformation locale.
Nimba Gold Refinery, une infrastructure de
calibre international
Présentée comme le symbole de cette nouvelle
dynamique, la raffinerie affiche une capacité de traitement de 2 000
kilogrammes d'or par jour, extensible à 4 000 kilogrammes en
fonctionnement continu — soit une capacité mensuelle estimée à 520 tonnes.
L'infrastructure se distingue par plusieurs atouts technologiques :
- une automatisation
avancée des lignes de production, réduisant pertes et erreurs humaines
;
- des
systèmes de récupération des métaux précieux secondaires, notamment
l'argent ;
- une
production de lingots conformes aux normes internationales ;
- une traçabilité
numérique intégrale des lots et des rendements ;
- des dispositifs de contrôle qualité garantissant la conformité environnementale.
Au-delà de sa dimension industrielle, Nimba
Gold Refinery est présentée comme un puissant instrument de souveraineté
nationale : création de valeur ajoutée locale, développement des
compétences nationales, amélioration des recettes fiscales et création de milliers
d'emplois directs et indirects.
Cette orientation s'inscrit pleinement dans la
vision du programme Simandou 2040, qui ambitionne de faire de la Guinée
une puissance industrielle émergente fondée sur la transformation
de ses ressources naturelles plutôt que sur leur simple extraction.
« Transformer localement. Créer de la richesse
ici. Former les compétences ici. Créer des emplois ici. Bâtir une industrie
forte ici » : telle est, selon la présidence, la
philosophie qui guide cette nouvelle étape de l'industrialisation guinéenne.


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