C'est devant la chambre basse du Parlement pakistanais que Shehbaz Sharif a fait l'annonce. Téhéran et Washington sont parvenus à un accord à l'issue d'intenses négociations de plusieurs mois, supervisées par Islamabad dans le rôle de médiateur. L'entente prévoit la fin immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban.

« Aujourd'hui, par la grâce d'Allah, le monde a franchi une étape historique », a déclaré le Premier ministre, saluant un succès de la diplomatie collective. Il a rendu hommage aux dirigeants iranien et américain pour avoir fait preuve de retenue, de sagesse et d'engagement en faveur de la paix dans une période particulièrement tendue.

Soixante jours de négociations acharnées

Le chemin vers cet accord n'a pas été sans embûches. Depuis le cessez-le-feu du 8 avril 2026, les deux parties ont négocié sur la base d'une proposition iranienne en 14 points, révisée à de nombreuses reprises au cours des deux derniers mois. Malgré les violations du cessez-le-feu, les pressions extérieures et les revirements répétés de la position américaine, Téhéran a maintenu ses lignes.

La signature du mémorandum à Genève n'est toutefois qu'une première étape. Dans les 60 jours suivant la signature, les deux pays s'engagent à ouvrir une série de négociations intensives afin de parvenir à un accord global sur les points encore litigieux.

Une diplomatie de la patience qui, selon Shehbaz Sharif, démontre que le dialogue et l'action collective restent les seuls outils capables de dénouer les crises internationales les plus complexes.