Un haut responsable américain a évalué
vendredi 12 juin, sous couvert d'anonymat, à « 80 à 85 % », mais « pas 100 % »,
la probabilité d'aboutir prochainement à un accord avec l'Iran.
Lors d'un échange avec la presse, ce
responsable a confié « se sentir très bien » quant à l'issue des négociations,
tout en appelant à la prudence : la « ligne d'arrivée n'est pas encore franchie
».
Un accord-cadre suivi de
négociations techniques
Le document en discussion serait un
accord-cadre, ou mémorandum d'entente, censé ouvrir une période de 60 jours de
négociations techniques. Les modalités précises seraient définies après sa
signature.
Selon la version présentée par Washington,
le compromis prévoirait la réouverture du détroit d'Ormuz à la circulation
maritime, ainsi que la levée du blocus américain sur les ports iraniens.
Le texte devrait également conduire, à
terme, au démantèlement du programme nucléaire iranien. Le stock d'uranium
hautement enrichi serait d'abord détruit sur place, avant d'être retiré du
pays. Un régime d'inspection à long terme serait instauré pour vérifier le
respect des engagements de Téhéran. En contrepartie, l'Iran pourrait bénéficier
de la levée d'une « grande partie » des sanctions économiques, sous réserve de
se conformer aux dispositions de l'accord.
Des versions encore divergentes
Ces déclarations interviennent alors que
Washington et Téhéran continuent de présenter des lectures différentes du
projet. Le président américain Donald Trump a accusé l'Iran de diffuser des informations
trompeuses sur son contenu.
Les autorités iraniennes n'ont pas confirmé
l'ensemble des modalités avancées par Washington, notamment le démantèlement du
programme nucléaire et le sort de l'uranium enrichi — une divergence qui
souligne que plusieurs points sensibles restent à négocier avant toute
signature définitive.


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