Le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry a annoncé, ce vendredi 17 avril 2026, l'interpellation et le placement en garde à vue des nommées Mariama BAH dite Yama Sega et Mariama KABA dite Maya. Cette action judiciaire fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, de propos jugés injurieux, outrageants et attentatoires à la dignité humaine.

Saisi par le Parquet de Mafanco, l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM) a ouvert une enquête pour des faits graves. Selon le communiqué officiel : « Les faits dénoncés [...] sont susceptibles de recevoir les qualifications pénales d'injures publiques ; menaces, propos attentatoires à la dignité humaine, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et infractions liées aux stupéfiants. »

Cette procédure s'appuie sur la loi relative à la cybersécurité et le Code pénal guinéen. Le Parquet précise que : « Les intéressées ont été interpellées ce jour [...] et seront présentées le 20 avril 2026 devant le Parquet de la République près le Tribunal de Première Instance de Mafanco pour les suites judiciaires appropriées. »

Cet acte fort de la justice guinéenne témoigne d'une volonté de réguler l'espace numérique africain pour protéger l'intégrité des citoyens. Le dénouement de cette affaire devant le tribunal de Mafanco lundi prochain fixera un précédent important pour la cyber-justice en Guinée.