Dans l’histoire des examens nationaux, certaines réussites dépassent le simple cadre académique pour devenir de véritables leçons de courage et de persévérance. Celle de Moussa Condé en est une.

Son long parcours vers le baccalauréat commence en 2012, lorsqu’il se présente pour la première fois à l’examen. Cette première tentative se solde par un échec. Loin de se laisser abattre, le jeune homme choisit ensuite la voie de l’aventure et part à l’étranger, où il passe trois années.

À son retour en Guinée, décidé à enrichir son parcours, il suit pendant deux ans une formation professionnelle en plomberie, sans pour autant abandonner son objectif initial : obtenir son diplôme de fin d’études secondaires.

Déterminé, Moussa Condé retente alors sa chance à plusieurs reprises.

« Mon école d'origine est l'école Mourifindjan Diabaté, où j'ai présenté le bac deux fois sans succès. J'ai aussi tenté une fois au complexe COSNAK de Karifamoudouya, une fois à Mariame Gouabi, et une fois à Bandjou Keita, sans l'obtenir. C'est donc lors de ma sixième tentative, au centre de l'école Dramé Oumar l'école du Président de la République, que j'ai réussi », a-t-il expliqué.

Malgré cette succession d’échecs, il affirme n’avoir jamais baissé les bras. Au contraire, chaque résultat négatif renforçait davantage sa détermination.

« Chaque fois que les résultats tombaient et que je ne voyais pas mon nom, cela me donnait encore plus de force pour recommencer », déclare-t-il avec émotion.

Soutenu par un cercle d’amis fidèles, qui n’ont cessé de l’encourager à poursuivre ses efforts, Moussa Condé s’est de nouveau inscrit pour la session 2026.

Cette fois, la persévérance a fini par payer. C’est au centre de l’école Dramé Oumar, établissement où le Président de la République a effectué son premier cycle d’études, que sa sixième tentative s’est transformée en réussite.

Un futur homme politique

Aujourd’hui marié et père de deux enfants, Moussa Condé veut faire de son parcours la preuve qu’il n’existe ni âge ni moment prédéterminé pour réussir.

Alors que les orientations universitaires ne sont pas encore ouvertes, le nouveau bachelier sait déjà vers quel domaine il souhaite se diriger.

« Pour la suite, comme les orientations ne sont pas encore disponibles, j'aimerais m'orienter en sciences politiques. Je veux devenir un homme politique », a-t-il souhaité.

Son ambition est désormais claire : étudier les sciences politiques, embrasser plus tard une carrière politique et, selon son souhait, servir son pays.

Un message d’espoir aux candidats malheureux

Fort de cette expérience marquée par plusieurs échecs avant la réussite, Moussa Condé adresse également un message aux candidats qui n’ont pas obtenu leur baccalauréat cette année.

« Le conseil que je souhaite donner à mes amis qui n'ont pas eu le bac, c'est de toujours recommencer, car l'impossible n'existe pas. Prenez courage, car le succès est au bout de l'effort », a-t-il encouragé.

Après cinq échecs et plusieurs années d’attente, Moussa Condé peut désormais célébrer son baccalauréat. Son parcours rappelle surtout qu’un échec ne signifie pas nécessairement la fin d’un rêve : pour celui qui persévère, une nouvelle tentative peut toujours changer l’histoire.