Depuis près de deux mois, Cheikh Souleymane Sidibé, dit Karamo Solo, et Ismaël Nanfo Diaby s’opposent publiquement sur des questions religieuses. Les deux hommes s’étaient pourtant rencontrés le 1er juin 2026, au domicile de Karamo Solo, après leurs premières incompréhensions autour de l’identité de Kankan et de la Mamaya. Mais cette réconciliation a été de courte durée.
Lors de ses interventions religieuses des vendredis et dimanches, Karamo Solo a renouvelé son opposition à la prière en malinké sans récitation d’Al-Fatiha. « Le combat que j’ai commencé ne s’arrêtera pas », a-t-il déclaré le 19 juillet devant ses fidèles, au siège de Nourdine Islam, à Ex-Aéroport. Ses propos ont provoqué de fortes réactions chez plusieurs élèves et promoteurs du N’ko, défenseurs de Nanfo.
Face à cette escalade, Mory Komodou Konaté a publié, le 25 juillet, une déclaration en N’ko transmise à Silabosoona. Les yeux remplis de larmes, il rappelle :

« Le Mandé s’est construit sur l’entraide, nos coutumes et nos valeurs humaines. Pourquoi nos enfants, qui partagent la même langue et la même religion, s’insultent-ils et exposent-ils leurs secrets devant le monde entier ? »
S’adressant aux enfants du N’ko, il ajoute : « Faisons les sacrifices nécessaires pour parvenir à la réconciliation. Mettons fin à ces paroles de rivalité sur Internet. »
Il demande que ce différend soit désormais confié aux sages, aux notables et aux anciens, avant qu’une divergence religieuse ne devienne une fracture communautaire.


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