Après une large consultation des représentants des préfectures de Kankan, Siguiri, Mandiana et Kouroussa, Moussa Diakité a dressé un bilan d'étape : la commission chargée d'examiner la liste consensuelle des enseignants non retenus aurait achevé 85 % de ses travaux. Une seule étape reste en suspens — et elle se fait attendre depuis plus de deux semaines.

« Il ne reste qu'une descente sur le terrain avec la commission pour aller faire un contrôle physique de tous les anciens contractuels non retenus, pour éviter les cas d'omission et corriger les différentes anomalies sur la liste consensuelle », a-t-il déclaré.

Le coordinateur régional interpelle directement le président de la République, Mamadi Doumbouya, le Premier ministre Amadou Oury Bah, ainsi que le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Protection civile, Mory Condé. Tout en saluant les efforts des autorités, il réclame que la mission de terrain soit organisée sans délai supplémentaire.

L'espoir des anciens contractuels repose sur le protocole d'accord récemment signé entre le gouvernement et l'intersyndicale. Selon Moussa Diakité, ce texte prévoit leur engagement à la Fonction publique sans nouveau concours, sur la base des notes déjà obtenues en situation de classe.

« Le protocole a été clair : l'engagement sans passer par un autre concours, mais en faisant recours aux notes déjà obtenues à travers la pratique en situation de classe », a-t-il rappelé.

La commission mise en place totalisera bientôt deux mois de travail. À l'approche des vacances scolaires, le porte-parole juge la situation urgente.

Moussa Diakité avance le chiffre d'environ 4 500 personnes concernées. Parmi elles, il signale des cas de décès à intégrer dans la liste actualisée, mais aussi des situations humaines alarmantes : certains anciens contractuels souffrent de dépression, et des tentatives de suicide auraient été recensées parmi les collègues.

« Nous ne voulons plus voir les larmes chez les anciens contractuels », a-t-il insisté, avant de lancer un avertissement : « Si rien n'est fait dans les heures ou les jours à venir, nous allons nous faire entendre et exprimer nos cris de cœur. »

Malgré la tension, le coordinateur régional dit conserver sa confiance envers les autorités.

« Le pas qui a déjà été franchi est plus important que celui qui reste. Chaque fois que nous étions dans la rue, ce que nous réclamions, l'État l'a écouté », a-t-il conclu.