La gendarmerie de Mandiana a présenté, ce vendredi 11 avril 2026, quatre individus impliqués dans le viol collectif d'une mineure de 12 ans. Les suspects, qui ont filmé et partagé leur crime sur internet, ont été appréhendés suite à l'indignation provoquée par la circulation des images.
L’horreur a un visage à Mandiana. Ce vendredi, les autorités locales ont exposé à la presse les visages de quatre jeunes hommes poursuivis pour des faits de viol en réunion, pédocriminalité et cybercriminalité. L’affaire, qui s’est déroulée en février dernier dans le district de Balandou (sous-préfecture de Kondianakoro), n’a éclaté qu’après la propagation virale d’une vidéo montrant l'agression sur les téléphones et les réseaux sociaux.
Le mode opératoire décrit par le lieutenant Lonceny Diallo, chef de la section judiciaire, révèle une préméditation glaçante. Sous prétexte d'apprendre à la victime à conduire une moto, les agresseurs l'ont entraînée dans une zone boisée et isolée.
« Ils ont abusé de la fillette à tour de rôle, ont enregistré la scène avant de la diffuser. Le viol est un crime sévèrement réprimé en Guinée. Les suspects interpellés sont passés aux aveux », a déclaré l'officier devant les médias.
Sur les cinq individus identifiés, quatre sont désormais sous les verrous : MC, LK (alias Bouadenine), OC (alias Kèkoumba), et MC (alias Pro Max). Un cinquième complice, répondant aux initiales KS, est activement recherché par les services de sécurité.
Lors de leur présentation, certains accusés ont tenté de justifier leur présence ou de minimiser leur responsabilité. L’un d'eux, MC, a admis avoir filmé l'acte sous la pression de ses pairs tout en participant aux abus. Plus inquiétant encore, les déclarations de LK suggèrent que ce groupe n'en était pas à son coup d'essai, évoquant un incident similaire survenu à la sortie d'une boîte de nuit.
Cette affaire a suscité une vive émotion dans la région de la Haute-Guinée. Le procureur près le Tribunal de Première Instance de Mandiana a pris la parole pour rassurer la population : une réponse pénale exemplaire sera apportée. L'objectif est clair : punir avec la plus grande fermeté ces atteintes aux droits et à la dignité des mineurs.
Alors que l'instruction se poursuit, la gendarmerie multiplie les efforts pour capturer le dernier fugitif et s'assurer que l'ensemble de la chaîne de responsabilité soit sanctionné.


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