C'est aux environs de 22 heures, vendredi 19 juin, que des vents d'une violence inhabituelle se sont abattus sur le district de Koundjan Franinkö. Selon le témoignage d'Ibrahima Condé, président et conseiller du district, les dégâts matériels sont considérables. La maison des jeunes, construite par la commune, a été partiellement ravagée. Le bâtiment du collège a lui aussi été touché, le vent ayant arraché une partie de sa toiture en tôles.

Le bilan humain de cette tempête est particulièrement douloureux. Une case s'est effondrée sur Sago Sacko, un enfant de 10 ans, qui a perdu la vie dans l'effondrement. L'enfant, orphelin de père depuis deux ans — son père, Fillo, étant décédé — laisse derrière lui sa mère, Bintou Sacko, toujours en vie.

Face à ce drame, l'ensemble des autorités administratives de Koundian s'est mobilisé pour accompagner la famille endeuillée. Selon Ibrahima Condé, « il n'y a pas une autorité de l'administration de Koundjan qui n'est pas venue assister aux funérailles » de l'enfant. Le sous-préfet, des représentants de l'éducation et de la santé, le commissaire, la gendarmerie ainsi que les militaires ont tous été présents. « Le foyer était rempli, montrant que ce décès a touché tout le monde », a-t-il confié.

Au-delà du deuil, c'est désormais la question des infrastructures endommagées qui préoccupe les habitants. C'est désormais sur les infrastructures que portent les inquiétudes du district. La situation est d'autant plus délicate que la commune a démissionné, laissant le district sans maire ni conseil municipal pour porter une réponse rapide.

« Aujourd'hui, l'école est endommagée, ainsi que la maison des jeunes. Aidez-nous de ce côté. En ce qui concerne la mort de l'enfant, l'autorité a pris cela en charge », a alerté le président de district, soulignant que les cours se poursuivent malgré l'état du bâtiment — une situation qui pourrait exposer les élèves à de nouveaux dégâts si rien n'est entrepris rapidement.

Au nom de l'ensemble des habitants du district de Franinkö, Ibrahima Condé lance un appel à toute personne de bonne volonté, ainsi qu'aux autorités compétentes, pour venir en aide à une communauté frappée par le deuil et privée, pour l'heure, de gouvernance locale.