Lasso Doumbouya, âgé d’environ 30 ans, a été retrouvé mort mercredi 29 juillet 2026, dans une zone située entre Koromandou et Kounadou-Komana, dans la préfecture de Mandiana. Un suspect a été interpellé puis conduit à Mandiana.

Le drame se serait produit vers 17 heures. Selon Sayon 2 Kourouma, président du district de Koromandou, un cultivateur travaillant dans un champ voisin aurait aperçu deux personnes courir. Celle qui se trouvait devant serait ensuite tombée au sol, tandis que l’autre aurait pris la fuite.

Le témoin s’est rapproché des lieux, où il a découvert une moto abandonnée. Après plusieurs appels sans réponse, il s’est rendu à l’endroit où les deux hommes avaient été aperçus. Il y a trouvé un homme grièvement blessé, mais n’a pas osé s’approcher davantage.

« Hier soir, à 19 heures, nous avons reçu un appel du président de Kounadou-Komana. Il nous informait qu’un citoyen avait vu deux personnes courir et que celle qui était devant était tombée », explique Sayon 2 Kourouma.

Les responsables locaux, accompagnés de chefs donsos, se sont ensuite rendus sur place.

« Nous avons trouvé un homme couché sur le sol, présentant des blessures faites à la coupe-coupe au niveau de la gorge, devant comme derrière », témoigne le président du district.

La victime a été identifiée comme étant Lasso Doumbouya, un habitant de Koromandou. Marié et père de quatre enfants, il travaillait dans une société et s’était rendu dans son champ en fin d’après-midi.

Selon les premières informations recueillies localement, le drame serait lié à l’entrée de bovins dans le champ de la victime. Une dispute aurait alors éclaté avec un gardien de troupeau, qui aurait pris la fuite après l’attaque.

Le tuteur du suspect a d’abord été interpellé et remis aux donsos. Il aurait indiqué que le gardien se trouvait à Dar-es-Salam, dans la sous-préfecture de Balandougou.

« Nous avons contacté le président de Dar-es-Salam pour lui expliquer la situation, et il a arrêté le suspect », précise Sayon 2 Kourouma.

Le suspect et son tuteur ont ensuite été conduits à Mandiana. Ils restent à la disposition des autorités compétentes.

Les gendarmes ont effectué le constat sur le corps. Jeudi 30 juillet, les autorités sous-préfectorales et des médecins ont examiné la dépouille avant d’autoriser son inhumation.

Aucun témoin direct n’affirme toutefois avoir vu l’attaque.

« Pour le moment, nous n’avons aucune source directe et fiable. La personne présente à proximité était trop éloignée de la scène », reconnaît le président du district.

Une enquête devra déterminer les circonstances exactes du décès et établir les responsabilités.

Les tensions entre agriculteurs et éleveurs, liées à la divagation du bétail dans les champs cultivés, demeurent une source récurrente de conflits dans la région.