Un sermon prononcé le vendredi 16 janvier 2026 à la mosquée de l’Université de Kindia a marqué les fidèles, en particulier les étudiants, par la symbolique de son auteur : un officier de l’armée en tenue, venu rappeler que l’Islam s’adresse à tous, sans distinction de statut ou de profession, et que la foi peut s’exprimer pleinement dans toutes les sphères de la vie.

Ce jour de prière, l’Adjudant-chef Mohamed Saïdou Diallo, officier de l’armée guinéenne et imam de la mosquée du camp Samoréyah de Kindia, a dirigé le sermon et la prière à la mosquée de l’Université. Vêtu de sa tenue militaire, il a livré un message simple et direct : « L’Islam est pour tout le monde, le métier de militaire est ma profession », soulignant que la foi et le travail ne s’opposent pas.

Selon lui, « bien se comporter avec son prochain est aussi une forme d’adoration ». Il a expliqué que faire le bien, même envers une personne qui nous a fait du tort, peut valoir une récompense auprès de Dieu. S’appuyant sur des versets du Coran, il a rappelé que chaque individu est responsable de ses actes, qu’ils soient bons ou mauvais.

Un soldat en uniforme militaire, assis dans une pièce, parlant au microphone et gesticulant avec sa main.

L’Adjudant-chef Mohamed Saïdou Diallo a également souligné que faire le bien, y compris envers une personne qui nous a causé du tort, peut valoir une récompense spirituelle.

Panneau indiquant la mosquée de l'université de Kindia

Cette initiative a été saluée par le docteur Thierno Idy Sow, imam de la mosquée de l’Université de Kindia. Il a estimé que la présence de ce militaire auprès des étudiants est porteuse de sens et bénéfique pour la communauté universitaire. « C’est un collaborateur engagé de la communauté locale, et son exemple mérite d’être suivi », a-t-il déclaré, encourageant d’autres militaires à s’investir dans des actions similaires.

Du côté des étudiants, l’événement a suscité un vif intérêt. Pour Youssouf Touré, étudiant en licence 3 de géographie, voir un militaire diriger la prière a été une expérience inédite. « C’est une première pour moi. Cela renforce la foi et rappelle que ni les études ni le travail ne doivent nous éloigner de la religion, car tout revient finalement à Dieu », a-t-il confié.

Par Namandjan Molandy MAGASSOUBA,
Correspondant à Kindia pour silabosoona.com