Le Niger a officiellement enclenché son retrait de la Cour pénale internationale (CPI). L'institution basée à La Haye a confirmé, le 23 juin 2026, avoir reçu la notification transmise le 18 juin par les autorités nigériennes aux Nations unies. Conformément à l'article 127 du Statut de Rome, ce retrait prendra effet exactement un an plus tard, soit le 18 juin 2027.

Dans sa lettre officielle, le gouvernement nigérien accuse la Cour d'avoir été « détournée » de sa mission initiale et dénonce une justice qu'il juge sélective. En réponse, la CPI a dit regretter « toute décision de se retirer de l'effort collectif visant à mettre fin à l'impunité pour les crimes internationaux les plus graves ».

Ce retrait ne signifie pas pour autant une rupture immédiate avec toutes les obligations passées. Les affaires portant sur des faits antérieurs à juin 2027 peuvent continuer à être examinées par la Cour, conformément aux dispositions du traité.

Le Niger n'est pas seul dans cette démarche. En 2025, il avait annoncé conjointement avec le Mali et le Burkina Faso son intention de quitter la juridiction. Mais avec cette notification officielle, Niamey franchit un cap décisif. Une fois le retrait effectif, le Niger deviendra le troisième État à avoir formellement quitté la CPI depuis sa création, après le Burundi en 2017 et les Philippines en 2019.