L’ancien ministre nigérian de l’Énergie, Saleh Mamman, a été condamné mercredi 13 mai 2026 à 75 ans de prison par la Haute Cour fédérale d’Abuja, dans une affaire de fraude et de blanchiment d’argent portant sur 33,8 milliards de nairas, soit des fonds liés aux projets hydroélectriques de Zungeru et Mambilla.

Le juge James Omotosho l’a reconnu coupable sur les douze chefs d’accusation présentés par la Commission nigériane de lutte contre les crimes économiques et financiers, l’EFCC. Selon la décision, l’ancien ministre écope de sept ans de prison sur dix chefs, auxquels s’ajoutent trois ans et deux ans sur deux autres chefs. Les peines doivent être purgées consécutivement, ce qui porte la condamnation totale à 75 ans.

La justice a également ordonné la confiscation de devises étrangères saisies ainsi que de quatre biens immobiliers situés à Abuja et attribués à l’ancien responsable gouvernemental. Le tribunal a précisé que la peine prendra effet à partir de son arrestation, Mamman ayant été condamné en son absence. Les agences de sécurité, y compris Interpol, ont été instruites de l’arrêter partout où il sera retrouvé.

Cette décision constitue l’un des jugements anticorruption les plus lourds visant un ancien membre du gouvernement nigérian ces dernières années.