Le président russe Vladimir Poutine a éludé, jeudi à Saint-Pétersbourg, une question sur son éventuel maintien au pouvoir jusqu’en 2036, estimant qu’il était prématuré d’aborder ce scénario et que l’avenir dépendait aussi de son état de santé.

Interrogé par Reuters, lors d’une rencontre avec des rédacteurs en chef d’agences de presse, le chef du Kremlin a été questionné sur sa volonté de rester au pouvoir au-delà de son mandat actuel, ainsi que sur sa capacité physique à exercer de nouvelles fonctions jusqu’en 2036.

« Seul Dieu sait si nous aurons assez de santé — pour moi, pour vous et pour tous ceux qui sont réunis ici — afin de vivre jusqu’à demain, après-demain, et plus encore pour accomplir certaines des tâches auxquelles nous sommes confrontés et atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés », a déclaré Vladimir Poutine.

Au pouvoir comme président ou Premier ministre depuis 1999, Vladimir Poutine a rappelé que la Constitution russe lui permettrait de se représenter à l’élection présidentielle de 2030. En cas de victoire, il pourrait théoriquement rester au Kremlin jusqu’en 2036.

« En effet, la Constitution m’autorise à me présenter en 2030, mais je pense qu’il est trop tôt pour en parler. Pour être honnête, c’est très prématuré. Je n’y pense même pas pour le moment. Je suis totalement sincère. Je n’y songe même pas », a-t-il affirmé.

Le président russe a insisté sur la nécessité de se concentrer d’abord sur les priorités actuelles du pays. Selon lui, la Russie fait face à « de nombreux défis urgents et de grande ampleur », qui doivent être traités sans se focaliser sur l’échéance de 2030, mais en gardant en vue « l’avenir de la Russie ».

Cette déclaration intervient dans un contexte où la longévité politique de Vladimir Poutine reste au centre des débats, en Russie comme à l’étranger, alors que le système politique russe demeure fortement structuré autour de sa personne.