Les violences se sont produites dans plusieurs villages situés dans l’est de la RDC, dans une zone régulièrement ciblée par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). D’après des responsables locaux de la société civile, les assaillants ont attaqué des habitations, incendié des maisons et pillé des biens avant de prendre la fuite.

Jeudi, plusieurs corps ont été transportés à la morgue du village d’Oicha, où des familles endeuillées sont venues récupérer les dépouilles de leurs proches tués lors des attaques.

Selon Charité Banza, responsable d’un groupe de la société civile en Ituri, et Kinos Katua, membre de cette organisation vivant dans la région, les attaques ont été menées dans la nuit de mercredi à jeudi après-midi par les ADF, un mouvement armé accusé de nombreuses exactions contre les civils dans l’est congolais.

La population locale exprime une profonde lassitude face à l’insécurité persistante. Samuel Mahamba, proche d’une des victimes, a dénoncé l’incapacité des autorités à protéger les habitants.

« Ces terroristes n’étaient plus dans la brousse, mais aujourd’hui, nous ne savons même plus d’où ils viennent », a-t-il déclaré.

Il a également appelé les autorités congolaises à rétablir la sécurité dans la région.

« Nous ne demandons rien d’autre que la paix. Mais cela fait longtemps que nous réclamons cette paix, et rien n’a changé. Nous sommes épuisés et nous ne savons même plus à qui faire part de nos souffrances », a-t-il ajouté.

Les provinces orientales de la RDC restent confrontées à l’activisme de nombreux groupes armés malgré les opérations militaires menées par les forces congolaises et leurs alliés régionaux. Les ADF, initialement créées en Ouganda, sont considérées comme l’un des groupes les plus violents opérant dans cette partie du pays.