La police de l’État d’Imo a annoncé avoir démantelé un réseau de trafic d’enfants opérant dans la région de Ngor-Okpala. L’opération, menée le 20 juin 2025 le long de l’autoroute Owerri-Aba, a conduit à l’arrestation d’une suspecte de 42 ans, Ann Ngozi Enyenwa, et au sauvetage de douze enfants soupçonnés d’avoir été enlevés.

D’après un communiqué signé par le porte-parole de la police, le DSP Okoye Henry, la suspecte a été interceptée avec plusieurs mineurs dont l’état physique a immédiatement éveillé l’attention des agents. Originaire du village d’Umudim Ohekelem, Enyenwa aurait transporté ces enfants vers la ville d’Aba, où ils étaient contraints à la mendicité.

Soumise à un interrogatoire, elle a reconnu être impliquée dans un système de traite d’enfants. Elle aurait déclaré que les fonds récoltés grâce à ces activités étaient envoyés à une structure appelée Shalom Motherless Babies Home, située à Okenyi, dans la LGA d’Eche (État de Rivers), où elle prétendait être employée.

Les enfants secourus ont été identifiés comme : Chinyere Nnaralaeze (10 ans), Favor Madufor (13 ans), Ugochi Pius (13 ans), Ifeanyi Pius (9 ans), Favor Timothy (10 ans), Solomon Ihechi Chinuike (7 ans), Chinaza Madufor (10 ans), Nneoma Timothy (9 ans), Promise Maduenyenwa (5 ans), Gospel Chibuike (9 ans), Chinedu Maduenyiwa (11 ans) et Chinonso Paul (10 ans). Tous ont été placés sous protection en attendant leur réunification avec leurs familles.

Le commissaire de police de l’État, CP Aboki Danjuma, a vivement condamné cet acte qu’il qualifie d’inhumain. Il a assuré que le commandement reste déterminé à combattre toutes formes de criminalité ciblant les enfants.

Cette affaire s’inscrit dans une série d’interventions similaires dans l’État d’Imo. En octobre 2023, un autre réseau a été démantelé à Orlu, avec l’arrestation de trois suspects et la récupération de huit enfants. En avril 2024, la police a découvert une maternité non enregistrée à Owerri Nord, où six bébés et trois adolescentes enceintes ont été secourus.

Malgré les efforts des autorités, les trafiquants exploitent toujours les lacunes du système juridique et les vulnérabilités des zones rurales. Les orphelinats non agréés et les « usines à bébés » demeurent des couvertures fréquentes pour ces activités criminelles.

La police exhorte les citoyens à signaler toute activité suspecte impliquant des enfants, notamment auprès de l’unité X-Squad. Les organisations de la société civile appellent quant à elles à un renforcement du cadre légal de protection de l’enfance et à une meilleure allocation des ressources pour la surveillance des structures de prise en charge.

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