Une libération intervenue samedi à Rabat met fin à trois mois de détention pour trois supporters sénégalais impliqués dans des violences survenues lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. L’affaire, qui a également conduit à plusieurs condamnations, continue de diviser l’opinion entre sanction judiciaire et tensions autour du football africain.
Trois supporters sénégalais ont été libérés samedi au Maroc après avoir purgé une peine de trois mois de prison, à la suite des violences enregistrées lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée à Rabat. Leur sortie de la prison d’Al Arjat 2, située au nord-est de la capitale, s’est faite sous escorte policière avant leur transfert au commissariat, où ils ont été officiellement remis en liberté.
À leur sortie, les trois hommes ont été accueillis par des représentants de l’ambassade du Sénégal. Sourires aux lèvres, l’un d’eux a lancé à la presse : « dima Maroc, dima Maghrib », une formule de gratitude envers le pays hôte. Leur avocat, le Sénégalais Patrick Kabou, a salué les efforts des représentations diplomatiques et consulaires, tout en appelant à un accompagnement psychologique et social des concernés après leur détention.
Cette libération intervient dans un dossier plus large lié aux incidents survenus lors de la finale du 18 janvier, remportée par le Sénégal sur le terrain, mais dont le résultat avait ensuite été contesté et réattribué en appel au Maroc, pays organisateur. Les supporters concernés avaient été condamnés pour « hooliganisme », un délit englobant des actes de violence contre les forces de l’ordre, des dégradations d’infrastructures sportives, des envahissements de terrain et des jets de projectiles.
Dans la même affaire, quinze autres supporters sénégalais restent toujours en détention. Ils ont été condamnés à des peines allant de six mois à un an, confirmées en appel. Leur situation continue de susciter des discussions entre les autorités sportives, diplomatiques et les familles concernées.
Un autre ressortissant, de nationalité française d’origine algérienne, a également été libéré après avoir purgé une peine de trois mois pour avoir lancé une bouteille d’eau durant la même rencontre. L’ensemble de ces cas remet en lumière les enjeux de sécurité dans les grandes compétitions africaines et la gestion des débordements dans les stades.


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