Marcher sur plus de 500 mètres et attendre un créneau précis, entre 12 heures et 14 heures : voilà le rituel quotidien auquel doivent se soumettre les habitants de Kodjoula pour espérer capter un signal téléphonique. Passé cette fenêtre de deux heures, toute communication devient impossible jusqu’au lendemain.
Pour Kassim Sacko, président du district, cette situation affecte profondément la vie quotidienne des populations.
« C'est une galère quotidienne qui dure depuis un an », dénonce-t-il, après avoir une nouvelle fois parcouru cette distance pour pouvoir témoigner.
Il ajoute que « les antennes installées sur place ne sont que du décor et de la ferraille inutilisables ».
Face à ce blocage, le président du district exprime un sentiment partagé par une grande partie de la communauté.
« L'exaspération est telle que certains habitants envisagent désormais de démanteler eux-mêmes ces installations défaillantes », a-t-il déclaré.
Située dans une zone frontalière stratégique entre la Guinée et le Mali, la localité de Kodjoula souffre d’un isolement numérique qui entraîne de lourdes conséquences sur la vie économique et sociale, mais également sur la sécurité des populations.
Face à cette panne prolongée, les nombreuses démarches entreprises auprès des équipes techniques sont restées sans réponse. Le président du district témoigne :
« Nous avons appelé à plusieurs reprises les services techniques et multiplié les relances, mais aucun technicien ne s'est rendu sur place pour effectuer les réparations. »
Bien qu’aucune rencontre formelle n’ait encore eu lieu avec les autorités administratives, les citoyens de Kodjoula disent privilégier la voie institutionnelle. Ils réitèrent ainsi leur appel à une intervention urgente.
« Nous lançons un appel urgent au gouvernement, pour une intervention rapide », plaide Kassim Sacko.
La restauration d’une couverture téléphonique fonctionnelle à Kodjoula apparaît désormais comme une nécessité absolue afin de garantir la sécurité des populations, de faciliter les activités économiques et d’améliorer le quotidien des habitants de cette zone frontalière.


Aucun commentaire pour le moment.