L’armée de l’air nigériane a annoncé avoir éliminé plusieurs terroristes et détruit leurs infrastructures lors de frappes aériennes menées dans la région de Yaganari, dans l’État de Borno, au nord-est du pays. L’information a été communiquée par les forces aériennes de ce pays d’Afrique de l’Ouest.
« Agissant sur la base de renseignements fiables faisant état d’une reprise des activités terroristes et d’une concentration de combattants dans cette zone, l’armée de l’air nigériane a mené une série de frappes ciblées qui ont permis de détruire des infrastructures terroristes et de neutraliser plusieurs terroristes », précise le communiqué.
Selon l’armée de l’air, l’opération a été menée le 10 juillet. Avant les frappes, des missions de reconnaissance et de surveillance avaient confirmé la présence d’installations utilisées par les terroristes ainsi que de plusieurs centres logistiques.
Les forces aériennes nigérianes ont indiqué que cette opération constituait un nouveau succès dans la campagne antiterroriste en cours. Elle aurait également permis d’accentuer la pression sur les groupes armés, dont les capacités de déplacement et de regroupement continuent de diminuer.
Le chef d’état-major de l’armée de l’air nigériane, le maréchal de l’air Sunday Kelvin Aneke, a salué le travail du personnel ayant participé à l’opération.
« L’armée de l’air nigériane continuera d’employer sa puissance aérienne de manière décisive, en collaboration avec les forces terrestres, afin de rechercher, de perturber et d’éliminer les éléments terroristes, où qu’ils tentent de se cacher », a-t-il déclaré.
Plus tôt en juillet, les forces armées nigérianes avaient repoussé plusieurs attaques menées par des combattants de l’État islamique en Afrique de l’Ouest* (ISWAP) dans différentes zones de l’État de Borno, au nord-est du pays.
Depuis de nombreuses années, le Nigeria est confronté aux attaques de groupes terroristes et de bandits armés, particulièrement dans le nord-est du pays. Le groupe insurgé Boko Haram, apparu au Nigeria en 2009, demeure l’un des plus actifs dans cette région.
Le conflit qui a suivi, auquel se sont joints d’autres groupes djihadistes, a fait plus de 40 000 morts et provoqué le déplacement d’environ deux millions de personnes.


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