Un drame survenu en plein après-midi dans un maquis de Fada N’Gourma, impliquant un militaire en service, a coûté la vie à trois personnes. Ce fait tragique met en lumière des tensions personnelles ayant viré à une violence extrême, avec un impact profond sur la population locale.
La ville de Fada N’Gourma, dans l’est du Burkina Faso, s’est réveillée sous le choc ce samedi 11 avril 2026. Dans un bar situé à proximité de l’Auberge Avenir, un militaire en service a ouvert le feu sur deux personnes avant de se donner la mort.
Selon des témoignages recueillis sur place, l’homme s’est introduit dans l’établissement armé de son arme de service. Il aurait tiré à bout portant sur une jeune femme, présentée comme sa compagne, qui travaillait comme hôtesse dans le maquis. À ses côtés se trouvait un client, décrit comme un prétendant, également atteint mortellement.
Après ces tirs, le militaire a retourné l’arme contre lui-même, mettant fin à ses jours sur les lieux, à proximité des corps.
Le bilan fait état de trois décès. La femme tuée serait de nationalité béninoise, tandis que le second civil est un jeune originaire de Fada N’Gourma. L’auteur présumé, quant à lui, était en poste dans la garnison locale.
Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour sécuriser les lieux et procéder au transfert des corps vers la morgue, dans le cadre des procédures judiciaires. Une enquête a été ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances de ce drame.
Sur place, l’émotion reste vive. Habitants et témoins évoquent une scène d’une rare violence, incompréhensible pour beaucoup. La ville, encore marquée par les événements, reste plongée dans un climat de deuil et de consternation.


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