Un acte commis dans l’intimité familiale, sur fond de cohabitation prolongée, a conduit à des faits graves de chantage sexuel et de violation de la vie privée. Pendant plusieurs mois, une femme a été piégée et menacée, jusqu’à ce qu’un détail apparemment banal permette de confondre son agresseur.

À Diamaguène Sicap Mbao, les services de police ont interpellé un jeune homme accusé de faits particulièrement graves mêlant atteinte à la vie privée, chantage sexuel et menaces de diffusion d’images à caractère obscène.

La victime est sa tante par alliance, une mère de trois enfants dont le mari vit en France. Les faits remontent à une période de six mois, dans un village de la région de Matam, où les deux vivaient sous le même toit.

Selon les éléments de l’enquête, le suspect profitait de cette proximité pour filmer discrètement sa tante à son insu, notamment lorsqu’elle se trouvait dans la salle de bain. Des images qu’il a ensuite utilisées pour exercer une pression constante sur elle.

À l’aide d’un numéro anonyme, il la contactait via WhatsApp, exigeant des relations sexuelles en échange de son silence. Il menaçait, en cas de refus, de diffuser les vidéos sur les réseaux sociaux ou de les transmettre directement à son époux à l’étranger.

Face à ces pressions répétées, la victime a fini par céder à une demande apparemment anodine : un transfert de crédit téléphonique de 500 francs CFA. C’est ce geste qui va faire basculer l’affaire. En retraçant le numéro du bénéficiaire, elle découvre que le harceleur n’est autre que son propre neveu.

Profitant d’un déplacement du suspect à Fass Mbao, où il disait chercher du travail, la victime s’est rendue au poste de police de Diamaguène Sicap Mbao pour déposer plainte.

Les éléments de la Brigade de Recherches ont rapidement procédé à son arrestation. L’exploitation de son téléphone a permis de retrouver des preuves jugées accablantes. Confronté aux faits, le jeune homme est passé aux aveux.

Il a été placé en garde à vue pour collecte illicite de données à caractère pornographique, chantage sexuel et menaces de diffusion d’images obscènes.