Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a confirmé, mercredi en fin d’après-midi, la découverte des corps d’un homme et d’une femme dans un immeuble résidentiel situé à l’angle de la rue Laurier et du boulevard Sacré-Cœur.

Selon les premières informations communiquées par les autorités, les policiers sont intervenus après l’appel d’un citoyen signalant une situation inhabituelle dans le secteur. À leur arrivée, les agents ont constaté ce qui semblait être un début d’incendie à l’intérieur du logement et ont immédiatement requis l’assistance du Service de sécurité incendie de Gatineau.

À l’intérieur de l’appartement, les secours ont découvert le couple inconscient. Le décès de la femme de 30 ans et de l’homme de 34 ans a été constaté sur place.

« Pour l’instant, afin de préserver l’intégrité de l’enquête et par respect pour la famille des personnes décédées, aucun autre détail ne sera divulgué », a indiqué le SPVG dans un communiqué.

Un important périmètre de sécurité a été établi afin de permettre aux enquêteurs et aux techniciens judiciaires de procéder aux analyses nécessaires. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Les autres occupants de l’immeuble ont été évacués. Plus d’une vingtaine de résidents, incapables de regagner leur logement, ont été pris en charge par la Croix-Rouge.

Réactions politiques

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, a dénoncé un acte « inacceptable », affirmant que la lutte contre les violences faites aux femmes devait être renforcée.

« Notre gouvernement agit pour mieux prévenir, intervenir plus tôt et protéger davantage les victimes, mais il faut aller encore plus loin. Nous devons aussi mieux outiller les hommes, les accompagner et leur donner les moyens de faire partie de la solution », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.

La mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, s’est dite profondément bouleversée par ce drame.

« Il nous rappelle, une fois de plus, que la violence faite aux femmes est encore trop présente dans notre société. C’est un fléau. C’est fâchant », a-t-elle déclaré, appelant à une mobilisation collective pour mieux prévenir les violences conjugales.

Selon les données disponibles, dix femmes ont été victimes de féminicides présumés au Québec depuis le début de l’année 2026, soit un de plus que pour l’ensemble de l’année 2025.