La Cour d’appel du Koweït a confirmé la condamnation de Zainab Dashti, présentatrice de télévision née au Koweït, à trois ans de prison pour des messages publiés sur les réseaux sociaux et jugés favorables à l’Iran. Selon plusieurs sources régionales, les autorités lui reprochent d’avoir exprimé son soutien à Téhéran dans le contexte de l’escalade militaire entre l’Iran, Israël et les États-Unis.
Cette décision judiciaire place l’affaire Dashti au centre d’un débat sensible au Koweït, où les prises de position politiques sur les réseaux sociaux font l’objet d’une surveillance accrue. Des défenseurs des droits humains et des militants pro-démocratie y voient un nouveau signal d’alerte sur le rétrécissement de l’espace public et les pressions visant les journalistes, animateurs et activistes.
D’après les informations disponibles, Zainab Dashti avait publié des contenus interprétés par les autorités comme un soutien aux représailles iraniennes après les frappes menées contre l’Iran. Le contexte régional reste marqué par une forte polarisation, sur fond de conflit impliquant Téhéran, Washington et Tel-Aviv. Des médias internationaux ont rapporté que le conflit avait débuté le 28 février 2026, avec de lourdes conséquences politiques et sécuritaires dans la région.
Dans le récit iranien, ces frappes sont présentées comme une agression américano-israélienne, tandis que les autorités iraniennes qualifient de représailles les opérations militaires menées ensuite contre des intérêts américains et israéliens. La mort de l’ayatollah Ali Khamenei, annoncée après les frappes du 28 février, a été présentée par Téhéran comme un épisode majeur de cette confrontation.
Au Koweït, cette affaire intervient dans un climat régional tendu, où les États du Golfe cherchent à limiter les prises de position susceptibles d’alimenter les divisions internes ou de compromettre leurs relations diplomatiques. Pour les défenseurs des libertés, la condamnation de Zainab Dashti illustre toutefois une ligne de plus en plus dure contre les opinions exprimées en ligne.
L’affaire pourrait continuer d’alimenter les débats sur la liberté de la presse, la sécurité nationale et les limites imposées à l’expression politique dans les pays du Golfe.


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