Une controverse politique autour du retrait de véhicules met en cause le ministre Ousmane Gaoual Diallo, accusé par un responsable de l’UFDG. En réponse, un acteur de la CMP dénonce une confusion sur le statut de ces moyens logistiques et évoque un usage détourné.
La polémique autour des véhicules attribués à des responsables politiques prend une nouvelle tournure. Après les accusations publiques d’Antoine Dogbo Guilavogui, qui affirme que le ministre Ousmane Gaoual Diallo lui aurait retiré son véhicule sans préavis, Cheick Madi Dioubaté, membre de la coordination régionale de la Coalition pour la Mouvance (CMP), apporte un démenti ferme.
Selon lui, les propos visant le ministre ne reflètent pas la réalité des faits. Il insiste sur le cadre dans lequel ces véhicules ont été distribués, évoquant une opération encadrée liée à des missions politiques internes.
« Dobo a reçu les clés de ce véhicule de mes propres mains », affirme-t-il, précisant que plusieurs responsables, dans différentes localités comme Siguiri, Kankan, Kouroussa, N’Zérékoré ou Kissidougou, ont bénéficié de ces moyens pour aller à la rencontre des structures de base.
Cheick Madi Dioubaté souligne que ces véhicules n’ont jamais été des dons personnels, contrairement à ce que laisse entendre Antoine Dogbo Guilavogui dans ses déclarations mettant en cause Ousmane Gaoual Diallo. Il s’agissait, selon lui, d’outils de travail mis à disposition pour une durée limitée.
Il distingue également les véhicules des motos distribuées dans le même cadre. Ces dernières, explique-t-il, ont été attribuées de manière définitive aux responsables concernés et n’ont jamais été récupérées.
Sur la question du retrait du véhicule, il rejette la thèse d’une action brusque ou injustifiée du ministre. Il affirme que la règle de restitution était connue de tous : à la fin des missions, les véhicules devaient être rendus. Plusieurs responsables s’y seraient conformés sans contestation.
Dans le cas d’Antoine Dobo Guilavogui, il évoque une situation particulière. Le véhicule lui aurait été laissé plus longtemps pour des activités supplémentaires dans sa zone. Mais selon Cheick Madi Dioubaté, cette prolongation aurait été détournée de son objectif initial.
Il accuse en effet l’ancien responsable d’avoir utilisé ce véhicule pour mener des activités politiques au profit d’un autre parti, le NGR d’Abé Sylla, notamment à Kankan. Il évoque également une rémunération perçue dans ce cadre, sans qu’aucune preuve publique ne soit présentée à ce stade.
Concernant la question de la propriété, Cheick Madi Dioubaté avance un élément central : aucun bénéficiaire n’aurait reçu les documents administratifs des véhicules. « Sans carte grise ni titre de propriété, il ne peut être question de don définitif », souligne-t-il.
Face aux accusations d’« arnaque » visant Ousmane Gaoual Diallo, il appelle à une lecture complète des faits et invite à replacer cette affaire dans son contexte initial, celui d’une mission politique encadrée.
Tout en reconnaissant la sensibilité du sujet, il affirme s’exprimer sans animosité personnelle, dans le but d’apporter des éclaircissements à l’opinion publique sur une affaire qui continue d’alimenter les débats.


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