À la suite de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, les autorités militaires béninoises réorganisent le commandement des Forces spéciales. La nomination de Bossou Ayélogou Edmond intervient dans un contexte sécuritaire encore marqué par la traque des militaires mutins et la volonté de restaurer l’ordre au sein de l’armée.

Le Chef de Bataillon Bossou Ayélogou Edmond a été nommé à la tête du Groupement des Forces spéciales de la Garde nationale. La décision, datée du 14 avril, a été prise par le Général de Brigade Faïzou Gomina.

Il succède au Lieutenant-colonel Pascal Tigri, considéré par les autorités comme le principal instigateur de la tentative de coup d’État survenue le 7 décembre 2025. Cette nomination intervient plus de quatre mois après cet épisode qui a profondément secoué les institutions béninoises.

Depuis ces événements, Pascal Tigri est activement recherché par la justice. Un mandat d’arrêt international a été émis contre lui ainsi que plusieurs autres militaires impliqués. La Police républicaine a même annoncé une récompense de vingt millions de francs CFA pour toute information permettant leur arrestation.

Selon plusieurs sources concordantes, l’ancien commandant aurait trouvé refuge dans un pays voisin, membre de l’Alliance des États du Sahel. Le 7 décembre au matin, des militaires avaient lancé une attaque ciblant des institutions étatiques ainsi que le président de la République. L’intervention rapide des forces de défense et de sécurité avait permis de contenir l’assaut.

Dans la soirée de cette journée, le président Patrice Talon avait pris la parole à la télévision nationale, promettant que cette tentative ne resterait pas sans suite judiciaire.

Avec la nomination de Bossou Ayélogou Edmond, les autorités militaires entendent tourner une page et réaffirmer leur contrôle sur cette unité stratégique, dans un contexte où la stabilité institutionnelle reste une priorité.