Une intoxication alimentaire collective survenue à Andé, dans la région de la Mé, a coûté la vie à neuf personnes, dont huit enfants. Après la consommation de bouillie, près d’une centaine d’habitants ont été touchés. Les autorités sanitaires ont déclenché une riposte d’urgence et appellent la population au strict respect des règles d’hygiène.
Les faits se sont produits le jeudi 11 décembre 2025 dans le village d’Andé, situé dans la commune d’Agou, région de la Mé, en Côte d’Ivoire. Selon les premières informations recueillies, des adultes et des enfants ont commencé à présenter des symptômes inquiétants après avoir consommé de la bouillie, un aliment couramment partagé dans la localité.
Très rapidement, les habitants ont alerté les autorités sanitaires locales face à la multiplication des malaises. Vomissements, diarrhées, fièvre et grande faiblesse ont été observés chez de nombreuses victimes. Devant l’ampleur de la situation, des mesures d’urgence ont été engagées dès les premières heures.

Le vendredi 12 décembre 2025, les patients les plus gravement atteints ont été évacués vers le Centre hospitalier régional (CHR) d’Adzopé. Le président du Conseil régional de la Mé, Patrick Achi, s’est rendu personnellement au chevet des victimes pour s’enquérir de la situation et du dispositif de prise en charge.
Dans un communiqué officiel, le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle a dressé un premier bilan. 97 cas sévères ont été enregistrés, dont 54 enfants et 43 adultes, tous pris en charge au CHR d’Adzopé. Face à la gravité de la crise, le ministère a activé le dispositif d’urgence épidémie-catastrophe et déployé une équipe nationale de riposte rapide, composée d’épidémiologistes, d’infectiologues, de pédiatres, de toxicologues, de réanimateurs et de psychologues.
Malgré les efforts médicaux, le bilan humain reste lourd. Neuf décès ont été confirmés, dont huit enfants et un adulte. Un enfant de moins de six ans a été transféré en urgence au pôle gynéco-obstétrique et pédiatrique de Cocody. Trois patients sont toujours en réanimation, quatre autres hospitalisés, tandis que 80 patients ont pu regagner leur domicile après amélioration de leur état de santé. Les patients encore hospitalisés sont jugés stables et font l’objet d’une surveillance médicale continue.
À ce stade, les causes exactes de la toxi-infection alimentaire ne sont pas encore formellement établies. Les enquêtes sanitaires se poursuivent afin d’identifier l’origine de la contamination. En attendant les résultats, le gouvernement appelle les populations à respecter strictement les règles d’hygiène alimentaire et à se rendre immédiatement dans un centre de santé au moindre symptôme.
Dans ce message, le ministère a également exprimé sa compassion aux familles endeuillées, souhaité un prompt rétablissement aux malades et appelé au calme, à la solidarité et à la collaboration de tous, tout en promettant de tenir l’opinion publique informée de l’évolution de la situation.
silabosoona.com


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