Les délégations américaine et iranienne se sont séparées tôt ce dimanche à Islamabad sans parvenir à un accord, après 21 heures de négociations intenses sous médiation pakistanaise. Ce sommet visait à résoudre les contentieux critiques liés au programme nucléaire, à la sécurité dans le détroit d’Ormuz et au régime des sanctions internationales.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a précisé que les échanges ont porté sur des dossiers stratégiques, notamment les réparations de guerre et la levée des sanctions. Il a affirmé que les négociateurs ont « mis tout en œuvre pour défendre les droits et les intérêts » de l'Iran, soulignant une volonté de préserver la souveraineté nationale face aux pressions extérieures.
En revanche, le vice-président américain J.D. Vance a acté l'absence de percée lors d'une conférence de presse, pointant du doigt les ambitions nucléaires de Téhéran. « Les États-Unis exigeaient de l'Iran un engagement clair et à long terme à renoncer au développement d'armes nucléaires [...] ils n'ont pas constaté une telle volonté », a-t-il déclaré, rappelant qu'il s'agissait d'une « ligne rouge » fixée par le président Donald Trump.
Cette impasse fragilise le cessez-le-feu en vigueur et fait peser une incertitude croissante sur la stabilité régionale, particulièrement pour les partenaires africains dont les économies restent sensibles aux fluctuations des prix de l'énergie liées au détroit d'Ormuz.


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