Une première pierre posée, et toute une communauté qui espère. L’entreprise Djimafa, engagée dans la promotion de l’alphabet N’ko, a lancé vendredi 28 novembre 2025 les travaux de construction d’une école primaire dans le village de Missamana.
Le village de Missamana a connu une journée particulière ce 28 novembre, marquée par la pose de la première pierre d’une école primaire en alphabet N’ko, portée par l’entreprise Djimafa. Spécialisée dans la promotion du N’ko dans plusieurs domaines, Djimafa multiplie les initiatives éducatives dans des localités rurales comme Moussadou, Baranama, et aujourd’hui Missamana.
C’est dans une atmosphère de ferveur et d’engagement communautaire que la vice-présidente de l’entreprise, Fanta Soulandy Kakoro, a expliqué ce choix : « Ce sont les localités les plus motivées qui attirent les projets. Missamana a su faire preuve de courage, et c’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui. »
Portée entièrement par les membres de Djimafa, cette construction est soutenue ponctuellement par Wouyankinin Kaba, pour l’obtention de livres. Mais l’essentiel du financement reste communautaire. « Nous voulons que les enfants de ce village s’instruisent dans leur langue maternelle, qu’ils construisent leur avenir ici, et que Missamana devienne une référence », ajoute la vice-présidente.
L’implication locale est forte. Le chef N’ko de Missamana, Mory Konaté, a salué l’impact futur de l’école : « Nos enfants connaîtront leur racine, c’est ce que nous voulons. » Mamadi Kaba, un habitant, voit dans ce projet un moyen de « chasser l’ignorance ». Le président de la jeunesse, Yakouba Konaté, a exprimé la fierté des jeunes et formulé des prières pour les enseignants à venir.
En ouverture de l’événement, les élèves de l’école informelle Démami N’ko de Missamana ont impressionné l’assemblée avec des lectures et des poésies. L’institution, dirigée par le maître Laye Moussa Diawara, est déjà active jusqu’à la troisième année.
La cérémonie a atteint son sommet lors de la pose symbolique de la première pierre par le patriarche local, suivie d’une bénédiction (douaou) devant un grand imam et des délégations venues de plusieurs villages.
Au nom de la coordination N’ko Semba, le délégué Bébadjèdèyé Camara a salué cette initiative « qui honore la coordination Bassabaty et s’inscrit dans la lignée d’autres écoles comme Nfandemory à Bouré Boucariah et Lanciné Bérété ».
silabosoona.com


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