Face au silence de l’État sur leur plateforme revendicative, les enseignants ont déposé un préavis de grève le 5 novembre. Une rencontre d’urgence est prévue avec le ministre du Travail.
La tension monte dans le secteur éducatif guinéen. Ce mercredi 5 novembre 2025, l’intersyndicale de l’éducation – composée de la FSPE, du SLECG et du SNE – a officiellement déposé un préavis de grève sur toute l’étendue du territoire national. Dans un document signé par leurs représentants, les syndicats dénoncent « le refus catégorique du Gouvernement d’ouvrir des négociations » autour de leur plateforme revendicative datée du 1er septembre 2025.
Trois griefs majeurs sont mis en avant :
- l’absence de dialogue malgré plusieurs appels lancés par les secrétaires généraux ;
- le non-respect des engagements pris envers les enseignants contractuels communaux non retenus ;
- et la situation spécifique des enseignants de la zone spéciale de Conakry.
Dans leur déclaration, les syndicats rappellent s’appuyer sur les conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du Travail (OIT), ratifiées par la Guinée, et préviennent :
« Faute de réponse satisfaisante dans un délai de 10 jours, une grève générale et illimitée sera déclenchée. »
Conscient du risque d’escalade, le gouvernement a réagi rapidement. Selon une source proche du dossier, le ministre du Travail et de la Fonction publique, François Bourouno, a pris en main le dossier et une rencontre est prévue ce jeudi 6 novembre entre le ministère et les représentants syndicaux. « Les revendications seront examinées lors de cette réunion cruciale », indique la même source.
Parmi les demandes prioritaires figure la signature du statut des enseignants, un point déjà réclamé depuis plusieurs mois. Le dialogue engagé devrait permettre de désamorcer une crise qui, si elle se confirme, pourrait paralyser les écoles publiques dans les jours à venir.
silabosoona.com


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